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Bienvenue sur ce blog !

 

Ouvert en 2005 avec pour thématiques le marketing et la publicité, il a évolué pour traiter aujourd'hui de l'entrepreneuriat.

Je me suis lancée dans cette aventure en créant en janvier 2010 KALIOSHKA, agence spécialisée dans les réseaux sociaux et le management de communautés.

Pour suivre Kalioshka et découvrir les références, retrouvez la page Facebook.

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Anne Claire CODORNIOU

ac.codorniou@gmail.com

 

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Je suis Caractérielle

Parfois, je suis caractérielle, et quand ça me prend, c'est ici que ça se passe
 

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http://www.wikio.fr
13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 17:25

Je suis Community Manager / Social Media Manager depuis plus de 5 ans maintenant. Un « dino CM » en quelque sorte.
J’ai toujours eu un pied dans la beauté, mais quand j’étais salariée j’ai aussi travaillé dans l’univers food / automobile / high tech …

Depuis 3 ans je suis à 100% dans l’univers beauté – santé et la 3ème bougie de Kalioshka est l’occasion de faire un petit bilan de l’évolution des blogs beauté.
Je suis partie d'un document redigé pour des clients sur une formation que je donnais, et j'ai un peu retravaillé le tout, sauce blog. 

Cela va être un peu long, mais que voulez-vous, 2 ans sans écrire, j'ai plein de choses à dire !

 blogueusesbeaute.jpg

Des blogueuses en ligne de mire

Les blogueuses sont contactées quotidiennement par les marques et agences: soirées, envois de produits, voyages organisés (plusieurs blogueurs partent ensemble, accompagnés par les équipes – marque, agences)  ou offerts individuellement (séjour tous frais payés offert).

Là, il s’agit généralement de contacts personnalisés mais on ne peut pas échapper aux agences de Relations Presses qui intègrent les blogs dans leurs listings journalistes,bien souvent en offrant cette presta à leurs clients (j'ai travaillé en agence de relations presse, les AP offrait cette presta aux clients '"pour leur montrer", comment le faire payer après et comment valoriser ce travail ?!

On peut donc retrouver  des attachées de presse aux commandes alors que ce sont 2 métiers différents. Je ne parle pas d'approches personnalisées mais d'ajout des mails blogueurs aux listings de diffusion des CP (restez 1h sur Twitter et vous verrez, les blogueuses beauté peuvent recevoir des CP très loufoques ...)
Evidemment, certaines AP gérent très bien l'approche des blogueurs et d'autres CM sont nuls, pas de généralités, mais rares sont les CM à dire être "capable" de faire des RP alors que les AP sont beaucoup plus nombreuses à dire pouvoir faire les 2 ... 

 

Cette surenchère se traduit également dans les relations quotidiennes des marques / agences avec les blogueuses : de plus en plus de portages « évènementiels », (quand des envois simples suffisaient à générer des retombées il y a quelques années), de plus en plus d’exclusivités, d’avant-premières, des lancements auprès des blogueuses avant les journalistes … Ce qui entretient la petite discorde blogueurs-journalistes, évidemment.

 

Pourtant, peu de blogueuses sont professionnelles, dans le sens ou elles n’ont pas toutes de connaissances pointues en formulation par exemple. Certaines travaillent dans des secteurs très éloignés de la communication et du marketing, il faut donc veiller au respect des embargo, à la rédaction des articles, à la connaissance globale des produits/ formules/ marques et évidemment, il faut s’adresser à elles en tant que passionnées de beauté et pas en professionnelles de la cosmétiques. Une innovation, même si elle a demandé 10 ans de recherche et le dépôt de 20 brevets ne parlera pas à une blogueuse si en quelques jours d’utilisation elle ne voit pas l’efficacité du produit. Et c’est légitime, elles ne sont pas là pour parler d’actifs, d’ingrédients, elles bloguent avant tout pour partager des découvertes, donner un avis. Leurs lectrices peuvent s’identifier à elle, bien plus qu’à une journaliste beauté qu’elles ne verront jamais « en vrai » et dont elles ne savent rien : âge ? type de peau ? couleur de peau ?

 

Un tri nécessaire

Dans l’univers de la beauté, j’ai noté un désintérêt pour les soins depuis un an, un an ½. Il est de plus en plus difficile d’avoir des retombées dédiées à des soins, ce qui s’explique très simplement :

  • Sur-sollicitées les blogueuses privilégient les mises en avant de produits à l’effet / au rendu immédiat (maquillage, vernis ont fait une large progression).
  • Les blogs sont de plus en plus graphiques, un rouge à lèvre ou un vernis est beaucoup plus « photogénique » qu’une crème pour le corps par exemple. Les articles liés au maquillage sont plus illustrés : photo des produits, du rendu sur peau (et idéalement pas juste un « swatch » sur l’avant bras !)

 

Cependant, les articles –vraiment– dédiés aux soins sont moins nombreux, mais plus qualitatifs car rédigés par des blogueuses qui ont vraiment testé les produits sur une période adéquate, idéalement avec des produits adaptés à leur peau.

 

Un exemple

L’an dernier j’ai organisé une soirée pour une très belle marque de soins pharmaceutiques, qui propose également une gamme maquillage. Résultat : toutes les blogueuses présentes à la soirée ont parlé du maquillage, du vernis, et seules 20% ont parlé des soins. Plus facile, plus rapide, plus visuel.

 

Les concours, booster pour la rédaction d’articles soins

Pour booster la rédaction d’articles sur les soins, les concours (dotations offertes par les marques) sont le seul moyen – sans rémunérer les blogueuses–  d’avoir des retombées assurées. Le risque est par contre d’avoir des retombées « concours » sans présentation des soins. Un coup de pouce, donc, mais pas l’assurance d’avoir du contenu sur les produits. Avant tout, il faut que le soin plaise à la blogueuse, elle n’aura pas envie de faire gagner des produits qu’elle ne recommanderait pas.

 

Aujourd’hui, il existe un flou juridique sur les concours sur les blogs : en France aucun blogueur n’a été condamné pour non respect des lois sur les concours (rédaction et dépôt du règlement chez un huissier …) A terme, je pense qu’il faut s’attendre à une nouvelle législation …

 

En chemin vers la professionnalisation des blogs

We-can-blog-it-.jpg

Les blogs ont évolué et se professionnalisent : si hier les blogueuses bloguaient par passion, aujourd’hui elles sont de plus en plus nombreuses à tirer des revenus de leurs blogs, sous différentes formes :

  • Directement via leur blog : publicité, articles sponsorisés, affiliation …
  • Via le travail rédactionnel : rédactrices sur des blogs de marque, pigistes web …

 

 

Bien évidemment ça n’est pas parce qu’un blog se professionnalise que les blogueuses ne sont plus passionnés, ou qu’elles sont boudées par les lectrices, la présence de MonBlogdeFille ou Babillages depuis 5 ans et plus en témoigne.

Le blog devient une véritable vitrine professionnelle, de moins en moins de blogueuses bloguent anonymement et leur présence sur les réseaux sociaux va dans ce sens : on les « connaît » vraiment et elles sont très souvent exposées à la critique. Les lectrices ou autres blogueuses d’ailleurs peuvent mener de véritables croisades contre certaines blogueuses, n’hésitant pas à les « descendre » auprès des marques et agences, en les harcelant à base de « t’es moche » et autres remarques très évoluées. Les blogueuses s’exposent et malheureusement cela fait partie de leur quotidien.

Hyperconnectées, aujourd'hui quasiment toutes les blogueuses beauté ont un compte Instagram, Pinterest, en plus des pages Facebook et comptes Twitter. Elles adoptent facilement les nouveaux outils. Pas folle, la guêpe ...

 

Les régies spécialisées

Les blogueuses les plus suivies sont aujourd’hui quasiment toutes en régies et tirent donc des profits de leurs blogs certaines blogueuses (surtout dans la mode) sont même maintenant, pour certaines, en exclusivité avec des agences et ce sont les agents qui traitent avec les marques. Cela ne transforme pas les blogueuses en « tête de gondole », les petites marques ont toujours (ouf) leur place sur les blogs mais je pense que pour une marque « moyenne » c’est plus délicat.

 

Blogueur pour de mauvaises raisons

Cette professionnalisation et tous les avantages qui y sont liés (produits offerts, rémunération, médiatisation) attire les 20-30 ans à ouvrir des blogs puisqu’elles ne voient pas forcément le travail que cela a demandé aux blogueuses.

 

Ces blogueuses, qui bloguent dans le but d’en tirer profit (les marques et agences reçoivent chaque jour des dizaines de mail de blogueuses ou même de « futures blogueuses ») sont les plus difficiles à gérer pour les marques et agences et elles donnent bien souvent une mauvaise image des blogueuses aux marques. Recevoir une liste de course, recevoir 3 mails par semaine pour demander le nouveau vernis, menacer la marque de « bad buzz » si elle ose refuser, tout ça n’est pas représentatif des milliers de blogueurs réellement passionnés et, plus spécifiquement, des blogueuses que je suis quotidiennement. Je rappelle que j’ai choisi de créer ma structure, spécialisée dans les relations avec les blogueuses, je ne me suis pas lancée dans cette aventure à contre-coeur !

 

Estimer le pouvoir de prescription d’un blog

Le nombre de blogs ne cesse de croitre mais bien évidemment tous n’ont pas la même visibilité, certains critères reflètent l’audience potentielle d’un blog :

  • Âge du blog (rares sont les blogs de moins d’un an à avoir de la visibilité)
  • Fréquence de publication
  • Qualité rédactionnelle des articles (arguments, orthographe … une blogueuse qui signale les points faibles d’un produit ne sera jamais blamée par une marque, si elle se contente de dire qu’il est nul, là par contre difficile de leur accorder du crédit …)
  • Qualité graphique du blog (et on peut dire que ces 2 dernières années les blogueuses se sont déchainées, aujourd’hui un nouveau blog est lancé avec une charte déjà bien définie, un lancement en simultanée sur Facebook / Twitter / Pinterest. Tout est plus pro.
  • Nombre de commentaires (et réponses apportées par le blogueur)
  • Présence sur les réseaux sociaux (page Facebook, compte Twitter, Profil Instagram, Pinterest, Google+ …)
  • Part des articles dédiés aux articles reçus VS aux articles achetés car même si elles sont très sollicitées la présence d’une blogueuse chez Sephora ou Monoprix peut mener à un véritable carnage ! 

 

 

 

 

 

 

 

Evolution des attentes des blogueuses envers les marques / agences

  • Si elles sont encore flattées d’être invitées par les marques à des soirées avec 15, 20 autres blogueuses, elles recherchent et attendent encore plus d’implication : travail avec des avant-première, des exclusivités, rencontres en petit comité, présence d’experts des marques (maquilleurs, dermatologues …)

 

  • Généralement, elles ne veulent plus recevoir tous les produits et misent sur des envois ultra ciblés, ultra personnalisés : contrairement aux journalistes elles n’ont pas un « devoir d’informer » et ne parleront que des produits qui les concernent et leur correspondent. Une innovation anti-rides aura beau être révolutionnaire sur le marché, si la blogueuse a 20 ans, elle n’en parlera pas. Et les blogueuses beauté sont majoritairement très jeunes (20-30 ans).

 

  • De même, certains « sujets » sont presque bannis sur les blogs : anti-rides, produits minceur … tout ce qui pourrait porter atteinte à leur image, car l’image d’un blog c’est l’image d’une personne, difficile de séparer les deux. Difficile de faire parler de déodorants, de soins minceur, d’hygiène intime sans passer par des articles sponsorisés.

 

 

 

L’arrivée de nouveaux blogs beauté

  • Si le cycle de vie d’un blog est limité et que les blogs « à la mode » ne gardent leur place que 4-6 mois,  je constate depuis un an, un an 1/2 l’arrivée de nouveaux blogs très qualitatifs qui connaissent une croissance folle (Simone Blog, Carnet Prune par exemple, 2 blogs qui n’existaient pas il y a un an et qui ont très vite été repérés).

 

  • J’accorde beaucoup d’importance à la découverte de nouveaux blogs, déjà parce que c’est indispensable mais aussi parce que je trouve ça très intéressant de découvrir des jeunes blogueuses et de les suivre. Evidemment, je pense qu’en suivant des jeune blogueuses, en leur proposant des opérations rapidement elles garderont une petite place privilégiée pour mes clients dans le futur … Et puis je l’avoue, j’adore voir leurs yeux de petites filles pendant une soirée, à la réception de produits, un enthousiasme qui me permet de ne pas me lasser de mon travail !

 

 

 

Les blogueuses beauté ont souvent mauvaise réputation, trop superficielles, trop capricieuses, mais là encore je suis sure qu’une petite dizaine de blogs vient ternir l’image des blogs beauté. Une blogueuse beauté ça peut être une avocate, une DRH, une chef de groupe, une journaliste et elles savent jouer de leur image de « fille », ne montrent qu’une facette de leur personnalité : la professionnalisation de leurs blogs est la meilleure preuve de leur perspicacité !

 

 

Published by Codornew - dans marketing
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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 17:23

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Dites donc, ça faisait bien longtemps qu’il n’y avait pas eu d’activité par ici …

Je ne sais pas d’ailleurs s’il y a toujours des lecteurs qui passent, et j’ai hésité à supprimer ce blog, mais je me dis quand même que tout est parti d’ici, il y a déjà 8 ans (ouch !)

Le dernier article date de 2 ans, le jour ou Kalioshka soufflait sa 1ère bougie et on peut dire qu’il s’en est passé depuis !

Une 3ème bougie (ouf j’ai passé le cap des 2 ans !), une quinzaine de clients fidèles, toujours dans l’univers beauté – santé, pour certains présents depuis le 1er jour, des petits nouveaux qui s’ajoutent régulièrement, et depuis la création, seuls 2 qui ont quitté le navire. Ma plus belle victoire dans un contexte aussi concurrentiel et avec des concurrents  qui manquent parfois de professionnalisme et d’un minimum de respect. Une autre fierté, au bout de 3 ans, ne jamais avoir cherché à « pourrir » un concurrent, un leitmotiv toujours présent : WORK HARD AND BE NICE TO PEOPLE.

Certains devraient s’en inspirer !

 

Et puis côté personnel, un gros chamboulement, puisque le jour de la rédaction de mon dernier billet, j’ai eu du mal à le terminer, les allers-retours aux toilettes m’ont ralenti, et ça à duré presque 5 mois : j’apprenais le jour du 1er anniversaire de Kalioshka que j’étais enceinte. Une date qu’il va m’être difficile d’oublier, une jolie date à double titre !

J’ai créé Kalioshka en jeune femme indépendante, libre, prête à tout pour que cela marche, aujourd’hui je gère une société tout en ayant ma vie de maman.
Être une jeune femme et entreprendre, tout en accordant une place importante à ma vie personnelle, ça veut dire gérer une grossesse et une naissance sans congé maternité, et si j’ai été ravie de travailler jusqu’à la veille de mon accouchement, après la naissance cela a été beaucoup plus compliqué et encore aujourd’hui je culpabilise d’être passée à côté d’un tas de chose avec ma fille mais il faut continuer à avancer, j’espère qu’un jour elle sera fière de sa môman …

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Je fais mon retour la journée des Droit des la Femme (à ne pas confondre avec la Fête de la Femme …), assez paradoxal pour moi qui me méfie de tous les réseaux féminins et de ceux qui tournent autour.

Je suis une jeune femme, une maman gaga, une entrepreneure qui rencontre les difficultés d’entrepreneurs, qu’ils soient homes ou femmes, je reste une fille capable de parler pendant 20 minutes d’un vernis, de passer des nuits blanches à travailler sur une reco pour un client ou pour veiller sur ma petite fille,  une gérante d’entreprise terrorisée par le climat actuel, une lionne prête à se battre pour ses 2 bébés.

 

Et une blogueuse qui revient après 2 ans sans nouvelle, en espérant trouver la porte ouverte !

 

 

Published by Codornew - dans Entrepreneuriat
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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 00:24

Un an.
 1an

Un an tout pile pour Kalioshka.
Enfin, officiellement bien sûr …

Un an d’existence officielle, l’occasion de faire un petit bilan …
J’ai l’impression que ça fait des années, que j’ai toujours fait ça en quelques sortes.
J

e suis à l’aise avec Kalioshka, avec mon quotidien, même si certains aspects de la gestion d’une entreprise me dépassent encore. Rien de bien neuf, c’est toujours la gestion financière, la paperasse qui m’exaspère. Mais pour ça j’ai une super comptable et je n’ai plus de scrupule à ne pas tout maitriser. Comme elle me le dit souvent, « chacun son métier », ça me va !
Alors un an après, qu’est-ce que ça donne ?
 
Difficile d’avoir du recul en fait, une année passée à toute vitesse, la tête dans le guidon, pas facile de prendre de la distance quant au quotidien.
Un quotidien fait de rdv avec des prospects, des recommandations rédigées la plupart du temps tard le soir, semaine ou we. De l’opérationnel tout le reste du temps : suivi des opérations, recherche de nouveaux blogs , reportings, interactions blogueurs, relationnel client, visite de lieux pour des rencontres, suivi à distance des nouvelles tendances / études sur les medias et réseaux sociaux.
Rien d’exceptionnel mais pas le temps de chômer !
 
Je m’étais dit, au moment ou je murissais mon projet, que je me donnais 1 an maximum pour monter ma petite entreprise et la faire tourner. Un an pour pouvoir m’assurer 1 an de salaire en « N+1 », un an pour provisionner un an de salaire (puisque je bénéficie du statut créateur d’entreprise du Pole Emploi – et donc une indemnisation mensuelle pendant 15 mois à partir de la date de création de Kalioshka). Un an donc pour faire mes preuves, avoir un projet viable qui me permette de récupérer une rémunération un petit peu supérieure à celle que j’avais en étant salariée en agence.
Ma comptable est en train de finaliser mon 1er bilan, tout va bien, j’ai même dépassé mes objectifs, et pour tout dire je suis partagée entre la fierté et la difficulté à y croire.
 
Le bilan, parlons en …

swot

 Les moins :
-    La solitude face à une situation sensible : avec un client difficile, un prospect que j’ai du mal à cerner, un blogueur revendicateur
-    La solitude quant à la gestion au quotidien : avoir 3 recos à envoyer dans la semaine et avoir également 40 colis à expédier, devoir envoyer des factures à des clients et trier toute la paperasse pour la déclaration de TVA le même jour … Bref, être au four et au moulin et ressentir LA grosse solitude au moment de cliquer sur « envoyer » pour un mail avec une reco, un devis …
-    Passer une période, plus ou moins longue, un peu coupée du monde. Plus le temps de sortir, de voir ses amis, sa famille, ou juste d’avoir du temps pour soi.
-    Se sentir en décalage avec ses proches. Forcément quand on n’est plus aussi disponible on comprend vite qu’on nous le reproche, On nous suggère de fausses bonnes idées « dis à tes clients que tu es à l’hôpital » « dis que tu coupes tout pendant 3 jours ils comprendront » … Le fait de bosser dans un secteur méconnu voir inconnu du « grand public » n’arrange rien, comment vendre de la veille et de la réactivité si on coupe tout ne serait-ce que 2 jours ?! Heureusement, celui qui partage ma vie est entrepreneur (je ne dis pas "heureusement" à chaque fois qu'on en parle, pas facile d'être un couple d'entrepreneurs chacun avec son entreprise, mais là pour le coup, c'est un soutien considérable !)
 
Les plus :
-    La satisfaction quant un prospect devient un client et me dire que je suis la seule responsable
-    La possibilité de dire non à un prospect parce que je ne le sens pas ou que je ne pense pas qu’il ait une place à prendre sur les medias et réseaux sociaux.
-    Être la seule à recevoir les lauriers quand un client est satisfait du déroulement d’une opération ou qu’un blogueur me félicite. (en devenant entrepreneur je crois qu'on est d'un coup plus sensible à ce genre de petits moments de gloire - si je vire mégalo merci de vite me le dire !)
-    Voir que des blogueurs sont prêts à ma suivre, me font confiance.
-    Avoir le sentiment d’avoir construit quelque chose,  d’avoir réussi à « créer ».
-    Conseiller des personnes qui se lancent ou y songent fortement. Partager son réseau, son expérience.
-    Former des personnes, les voir « capter » le truc et voir la petite fierté dans leurs yeux au moment précis où ils savent qu’ils « ont le truc » justement …
-    Les rencontres. Entrepreneurs d’autres secteurs, prospects, blogueurs, clients, tout est bon à prendre ! En un an je me suis considérablement enrichie humainement. Moi qui suis d’un tempérament très solitaire, plutôt renfermée - à tendance froide -  je me surprends à savourer ces rencontres et suis toujours étonnée des surprises que me réservent cette aventure.
-    Plein de nouvelles "idôles professionnelles" de rencontres marquantes. J’ai pu assister à une conférence de  Brian Solis chez Microsoft et alors que j’étais bloquée sur le rédactionnel de mon site j’ai pu, 1h après la conférence, me mettre devant mon ordi et tout rédiger d’une traite.  Assister à la Fail Conférence (à voir ici ) chez Microsoft et écouter Gilles Babinet (voir les slides de son intervention ici)  dédramatiser l’échec entrepreneurial, parce qu’il faut toujours s’y préparer, m’a fait revoir mon schéma. Si demain je me plante, je ne vais m’empresser pas de prendre un aller simple pour une île déserte, contrairement à ce que j’ai toujours pensé !
-     La reconnaissance. Celle que j'ai, que je dois aux personnes qui m'ont fait, qui me font confiance. Je suis bien consciente que si aujourd'hui Kalioshka se porte bien c'est parce que j'ai rencontré les bonnes personnes, aux bons moments, j'ai eu de la chance de les rencontrer et je suis très fière de les compter à mes côtés : des amis, des proches qui m'ont soutenue, une cliente qui m'a suivie quand je lui ai dit que je montais mon agence, un autre qui s'est lancé avec moi alors que Kalioshka n'existait pas officiellement, des contacts, des retrouvailles, des blogueurs qui m'ont mis en relation avec leurs connaissances, des personnes qui m'ont enrichie humainement et professionnellement, bref, beaucoup de monde dans cette petite poupée russe !
 
 
 Capture d’écran 2011-03-02 à 00.34.07

Juste pour le plaisir, une des premières slides de l'intevention de Gilles Babinet, sur les "losers" connus.
 
 
Voilà pour un bilan un peu décousu, mais c’est un exercice difficile et je n’arrive pas à prendre suffisamment de recul pour mieux faire les choses … Une chose est sure, cette aventure me plait, j’ai récemment senti que j’avais passé un cap, je suis beaucoup plus sereine et quand on me demande « Alors, tu le referais ?! », je dis un grand OUI, et plutôt 2 fois qu’une !
 
 



Published by Codornew - dans Entrepreneuriat
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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 19:26

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Je suis toujours étonnée (et un peu navrée, il faut bien le dire) d'entendre majoritairement parler de produits IT ou agroalimentaire lorsque l'on parle de médias sociaux. Comme si l'univers féminin n'était pas représenté ou digne d'intérêt ...

Cela fait maintenant plus de 3 ans que je travaille avec les médias sociaux (blogs), à 90% pour des produits cosmétiques (maquillage, soins, parfums - pour les connaitre rdv sur la page Facebook de  Kalioshka) et je suis évidemment convaincue du pouvoir de prescription des blogueuses (et blogueurs, n’oublions pas nos rares blogueurs beauté !). Après avoir travaillé en agence pour différents secteurs j'ai choisi de me spécialiser dans l'univers cosmétique avec Kalioshka, si je n'étais pas convaincue de leur pouvoir je n'aurais pas choisi ce secteur.


Alors quand je vois qu’une étude a été réalisée aux Etats-Unis et qu’il en résulte que « l
es blogs sont deux fois plus susceptibles (63%) que les magazines (26%) d’avoir inspiré un achat de produits de beauté au cours des six derniers mois », je suis évidemment très contente qu’il y ait enfin des chiffres, surtout quand ils prouvent que j’ai choisi la bonne voie avec Kalioshka !

Je vous invite à lire cet article chez Médiapost (ici, en anglais) ou l’article de Premium Beauty News (ici, en francais).

 

On critique souvent les blogueuses beauté, sans vouloir être féministe ou revendicative (et sans "brosser" celles avec qui je travaille), c’est, à mes yeux, la communauté la plus puissante (avec les mamans et les pros des fourneaux). Puissante dans le  sens de la prescription (impact de l’audience, pouvoir de prescription auprès de leurs lectrices, fidélité et engagement de la communauté des lectrices). Et pour travailler avec les blogueuses beauté au quotidien depuis plus de 3 ans je peux affirmer que ce sont des blogueuses très professionnelles, que ce sont aussi avant tout des passionnées et si elles profitent des opportunités qui se présentent à elles (produits, invitations des marques) cela ne les empêche pas de garder leur sens critique.

Avec le temps elles se sont professionnalisées, comme toutes les communautés de blogueurs, on les épingle par contre beaucoup plus régulièrement que les communautés plus masculines mais c’est, je crois, des attaques venant soit des communautés masculines soit des Dinoblogueurs qui ressassent le discours « c’était mieux avant ».

 

Les marques de cosmétiques qui se sont lancées dans l'aventure se rendent très vite compte de l'impact des blogs, ces chiffres confortent juste ce que beaucoup de monde pensait, mais il n'y a pas à dire, ça fait beaucoup de bien, peut-être que maintenant on va prendre un peu plus au sérieux les blogs beauté !

 

 

Photo : Lauren Luke, reine UK des tutos make-up qui a lancé sa gamme de maquillage chez Sephora (cf mon article de mai 2009, les chiffres ne sont plus d'actu ...).

Sources : Premium Beauty et Mediapost

 

 

 

 

 

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 16:33

En cette période de fêtes je vois les grincheux et les dépressifs chroniques se lacher sur Facebook, Twitter & co.

J'ai réduit la lecture des blogs, fatiguée de voir autant d'aigris se plaindre ... sans jamais rien faire pour changer les choses.

Du coup, ça m'a donné envie de parler des autres grincheux, ceux qui m'agacent au plus haut point ...

"Monter sa boite en France c'est trop dur" "Monter sa boite dans un pays de merde non merci ..."

Evidemment, tout n'est pas rose, mais il faut apprendre à relativiser ...

 

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Les entrepreneurs peuvent bénéficier de nombreuses aides pour se lancer, et ceux qui disent le contraire sont juste mal renseignés.
Je ne connais pas d'autre pays, d'autres systèmes, où les créateurs d'entreprises peuvent être aussi aidés, accompagnés.
En France, sous réserve d'avoir négocié son départ de sa précédente entreprise (rupture conventionnelle, licenciement) un entrepreneur peut percevoir une indemnisation du Pole Emploi pendant les 15 mois suivant la création de son entreprise (la durée de l'aide dépend du nombre d'années travaillées).

Plusieurs mois pendant lesquels le créateur recevra du Pole Emploi une indémnisation, il n'aura donc pas à sortir d'argent de sa boite. C'est quand mêle une chance inouie !

C'est ce que je fais avec Kalioshka. Je capitalise.

L'argent que gagne Kalioshka je n'y touche pas, je vais encore bénéficier quelques mois de l'indemnisation du Pole Emploi, entre 1.200 et 1.400 Euros par mois. Pas facile de voir son "salaire" baisser de près de 35% mais je peux faire passer des frais sur le compte de Kalioshka, finalement je m'y retrouve.

 

Ensuite, il y a d'autres aides pour la nouvelle entreprise, comme l'ACCRE, exonération des charges sociales.

Vous pouvez aussi obtenir des prêts d'honneur de votre ville (pour plus d'infos rdv ici sur le blog d'Anoosh, nom du restaurant qu'est en train d'ouvrir ma meilleure amie qui a eu un prêt d'honneur grâce à Hauts de Seine Initiative )

Les mairies et chambres de commerce sont de véritables viviers pour les créateurs. Vous pouvez y rencontrer des personnes compétentes qui vont vous guider dans toutes les étapes de la création. Choix du statut, préparation des "étapes" à passer, des obstacles à surmonter, astuces pour que tout aille plus vite ... 


Quand je suis allé à la Mairie de mon arrondissement leur demander s'ils avaient des informations à me donner je suis repartie avec une chemise pleine, je ne m'attendais pas à autant de ressources !

Associations d'entrepreneurs à la retraite, chambre de commerce, couveuses, pépinières, de quoi très vite se rapprocher d'autres personnes qui sont passées par là ou dont le métier est d'accompagner des créateurs.

Je me suis sentie aidée, guidée et ça fait vraiment du bien.


Bien sur, après ces premières étapes il faut se plonger dans le bain et savoir à quel moment il faut arrêter de récolter des infos pour vraiment prendre son envol. Pour moi ça a été plutôt rapide, je savais ce que je voulais créer comme activité et j'ai eu surtout besoin d'aides sur les étapes à suivre.

Quelques mois après avoir créée Kalioshka j'ai reçu un coup de fil d'une personne de la chambre de commerce qui avait accepté de me recevoir avant que je ne monte Kalioshka. Elle voulait juste prendre des nouvelles, savoir si tout se passait bien. C'est tout bête, mais j'étais très fière de lui raconter le chemin parcouru.

 

Je remarque quand même qu'il y a 2 "types" d'entrepreneurs qui tiennent le discours "Monter sa boite en France, quelle horreur !"

- Il y a ceux qui se sont lancés et qui se sont plantés. Plus facile de blamer un système que ses propres compétences ... Je pense que quand on sait travailler et qu'on est cohérent on ne peut pas se planter. 

- Et il y a ceux qui ont monté leur boite, ont réussi, mais veulent toujours se faire un peu "mousser", qui veulent faire briller leurs médailles, "Contre vents et marées j'ai vaincu" ...

 

Kalioshka fêtera officiellement son 1er anniversaire en février mais j'ai activement travaillé dessus depuis novembre 2009.
J'ai encore beaucoup de chemin à faire et de nombreuses étapes à passer, mais la création, ça s'est fait. Pour le moment tout va bien, 100% de mes clients 2010 souhaitent poursuivre l'aventure en 2011 et de nouveaux clients rejoignent "l'écurie Kalioshka".

Maintenant, ça ne dépend que de moi, faire vivre son activité c'est une autre histoire et je suis la seule reponsable de sa réussite ou de son échec, jamais je ne pourrais m'en prendre au système ...

 

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Je peux dire que j'ai réussit à monter mon entreprise et à la faire vivre 1 an. Pour le reste, il n'appartient qu'à moi d'assurer la pérennité de Kalioshka et pour cela, à moi de travailler !

Tout n'est pas gagné, mais quelque chose me dit que 2011 va être une belle année ! 

 

 

Published by Codornew - dans Entrepreneuriat
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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 15:37

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S’il y a un point commun entre mon métier et celui d’attachée de presse, c’est bien la relance … à mon plus grand desespoir !

Mais en même temps, attendre d'un blogueur qu'il blogue, est-ce vraiment utopique ?!

Recontacter les personnes à qui j’ai envoyé des produits, que j’ai invité à une soirée pour savoir pourquoi il/elle n’a pas écrit (en général au bout d’un mois 1/2): manque de temps, pas d’intérêt pour le produit, mauvaise expérience, je dois chercher à savoir, à comprendre le pourquoi du comment pour la simple et bonne raison qu'on me demande de rendre des comptes, que je suis payée pour !

J’éloigne la thèse du « pas en affinité avec mon blog » puisqu’avant chaque envoi je contacte les blogueurs pour leur demander si le produit les intéresse, autrement dit, je ne prends pas le risque d’envoyer un shampooing à un chauve …


On a beau dire que le community management c’est du relationnel, il faut rester conscient des problèmatiques de nos clients et parler chiffres n'empêche pas de conserver la part d'humain, de relationnel propre au métier de community manager.

A un moment le client nous paie pour un résultat et le nombre d’articles rédigés sera son seul critère quantitatif.

Bien entendu il y a des critères qualitatifs, et c’est le travail quotidien du community manager, mais c’est par le nombre de retombées que le client  pourra faire valoir l’opération en interne et donc recondurie de nouvelles opérations. Déjà que le community management est encore assez flou chez l'annonceur, lui dire qu'on ne peut pas se baser sur le nombre de retombées, c'est un peu trop pour lui ...

 

Imaginons une rencontre, une quinzaine de blogueurs invités, 5 personnes de la marque.
Ils passent tous un bon moment, les clients en apprennent davantage sur les blogueurs, leur vision des choses ; voient comment les intégrer davantage en amont. Les blogueurs en apprennent plus sur la marque et ses valeurs, c’est un bon moment pour les 2 parties.
Seulement un mois après, quand le DG viendra demander les résultats de l’opération, ce pour quoi il a payé, il va certes être ravi d’apprendre que les équipes et les blogueurs ont passé une bonne soirée, mais ce qui va être pour lui le critère de réussite est le nombre de retombées.

 

Le but n’est pas d’avoir de la retombée à tout prix, tant qu’à faire autant avoir des articles de qualité, mais là c’est au community manager de savoir faire son fichier, de ne retenir que des blogueurs qui "savent" écrire et qui le font avec un réel intérêt pour la marque / le produit.

 

Alors bien sur, c’est une tache délicate de tenter d’en savoir plus, mais heureusement grâce à un tri régulier je n’ai pas à le faire trop souvent, mais c’est toujours rageant.
Rageant d’envoyer des produits à une personne qui nous les a demandé, qui a accepté de les recevoir, et de ne pas avoir d’article derrière, mais ça peut arriver. Manque de temps, manque d’inspiration … Sauf que parfois les mauvaises expériences se multiplient !

Je ne blacklist jamais un blogueur qui n’a pas écrit suite à un envoi de produit / un seeding, par contre quand c’est la 3ème fois je n’ai aucun mal à ne plus le mettre sur mes opérations.

Si un blogueur m’explique pourquoi il n’a pas écrit je peux tout à fait le comprendre, ce qui me laisse un peu plus perplexe par contre est d’envoyer un colis et de n’avoir plus jamais aucune nouvelle.

Il m’est déjà arrivé d’envoyer des crèmes à des blogueuses beauté et qu’elles ne la supportent pas. Qu’elles fassent un article expliquant qu’elles on y fait une réaction allergique n’est pas un problème, les crèmes ne peuvent pas convenir à tout le monde. C’est embêtant, mais on ne peut pas toujours viser juste et comme je le dis à mes clients, cela fait partie du jeu.

Qu’elles me contactent en m’expliquant qu’elle ne publieront pas d’article pour cette même raison, ça se comprend aussi.

Par contre, le silence radio ça, j’avoue ne pas comprendre … Parce qu'au delà d'être dans un contexte professionnel, ou même semi-professionnel, il y a certaines règles et bonnes manières à respecter, non ?!

Evidemment il y a des blogueurs qui abusent des cadeaux, invitations et autres privilèges, mais après tout on les repère vite et c’est, une fois encore, au community manager de faire du tri.

Certains pensent que nos clients nous donnent des centaines de produits, qu’on peut en distribuer à tout-va sans avoir d’impératifs derrière, et de la même façon, qu’on peut inviter tous les blogueurs de Paris à une rencontre sans contrainte de place, de budget …
Etant moi même blogueuse, et  ayant été blogueuse avant d’être CM, je pense qu’il s’agit aussi de respect envers les CM.  Je n’ai aucun mal à dire, quand on me contacte en tant que blogueuse, que je n’ai pas d’affinité avec la marque et du coup à décliner l’opération, quel que soit le CM.

Je n’aime pas entendre « je viens à ta soirée parce que c’est toi ».  Généralement j’ai un nombre de places limitées, et je passe plus de temps à supprimer des noms qu’à en trouver, c’est très rare de ne pas avoir assez de monde sur une opération, tant qu’à faire je préfère qu’un blogueur vienne à ma soirée pour mon client, pour la marque, les produits, plutôt que pour me faire plaisir !

Mais ça c’est un autre sujet, à venir : « Community Manager, faire parler de soi ou de son client ? »

 

 

Published by Codornew - dans Entrepreneuriat
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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 16:18

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Quand je dis que j’ai monté ma structure, l’une des remarques qui revient le plus souvent est « Je n’oserai pas ».

En creusant je me suis rendue compte que pour beaucoup entreprendre voulait dire prendre des risques.

Alors oui, il y en a, mais concrètement, je n’ai pas l’impression d’avoir pris des risques énormes.
Quand j’ai quitté mon précédent poste, en novembre 2009, on entendait « crise », « restructuration », « licenciements » … Autant dire que même en étant salarié on ne se sentait pas vraiment « au chaud », et que tant qu’à faire, je préférais me dire que le jour ou ça repartirait, je préférerais que ça me profite directement !

Depuis qu’il existe la rupture conventionnelle (pour faire court, une démission à l’amiable mais qui a l’avantage de permettre au salarié de toucher une indemnisation du pole emploi) cette part de risque qu’on imagine en parlant de monter sa boite à quasiment disparue.

Aujourd’hui on peut monter sa boite et bénéficier d’une indemnisation du Pole Emploi 15 mois après la création effective de son entreprise + pendant les mois de préparation à cette création.

Concrètement : j’ai quitté ma précédente agence fin novembre. Dès janvier j’ai pu bénéficier d’une indemnisation du Pole Emploi. (évidemment moins importante que mon précédent salaire, c’est logique).J’ai droit à 2 ans d’indemnisation. En mars Kalioshka a été officiellement créer (immatriculation au RCS). J’ai donc droit à 15 mois d’indemnisation « post création, ce qui m’amène à août 2011.

Pendant ce temps, tout l’argent que gagne Kalioshka est sur un compte pro et je n’y touche pas (je pioche juste dedans pour les multiples frais liés à une entreprise + dépenses  fournisseurs/prestas + notes de frais).
Alors c’est sur que c’est rageant de bosser à fond et au final de ne toucher qu’à peine plus du Smic, mais au moins j’ai une réserve, une provision pour mes futures rentrées d’argent (salaire ou dividendes, tout dépendra du montant !). C’est rassurant, parce que ça me permet de provisionner d’une année sur l’autre et imaginons que pendant 2 mois je sois incapable de travailler, ça me permettra quand même d’avoir un revenu.

Donc les risques financiers sont très réduits.


Maintenant, les risques « professionnels »

Je l’ai déjà  dit ici plusieurs fois, je pense que monter son entreprise, même si ça ne marche pas, ne peut être que bénéfique. Pour la confiance en soit, pour l’expérience, pour l’assurance, la gestion du stress, bref, pour tout … Si on est capable de trouver des clients, d’accomplir des prestations, j’imagine difficilement qu’on est inapte à trouver un travail en entreprise. Evidemment repasser salarié doit être super difficile, dur dur de rentrer dans des cases quand justement on a été seul maitre à bord, mais en cas de force majeur je pense que c’est réalisable.

Donc risques professionnels, très réduits aussi …


Les risques « personnels », peut être finalement les plus importants …

 

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(évidemment c'est encore l'homme qui bosse et la femme qui ne fout rien ... Un autre article bientôt sur ce sujet - ou pourquoi je reçois toute la presse entrepreneuriale au nom de "Monsieur Anne Claire Codorniou" ...)


Très concrètement aujourd’hui Kalioshka me prend 80% de mon temps. Autant dire que la vie personnelle en prend un sacré coup.

On entend toujours qu’il faut être entourée et soutenu quand on se lance, et je ne peux qu’approuver. On passe par des phases de déprime, d’euphorie, de stress, de découragement, avoir quelqu’un à ses côtés qui temporise c’est important. Seulement en retour, pas grand chose. Les jeunes créateurs sont peu disponibles, ont la tête déjà trop pleine de leurs problèmes, ont les projets de « leur » boite alors difficile de concilier tout ça avec une vie personnelle.

Les compagnons/ compagnes les plus coriaces tiendront le coup, mais on les voit quand même assez souvent prendre la fuite, « jaloux » de l’attention et du temps accordé à notre projet professionnel.

Du côté des amis aussi, ça change beaucoup. On est beaucoup moins disponible qu’en étant salarié, j’étais pourtant déjà loin de compter mes heures mais maintenant très clairement si j’arrive à m’accorder 1 soirée toutes les 2 semaines je suis contente. C’est pourtant vitale pour l’équilibre, voir d’autres personnes, parler d’autres choses, rester ouvert à l’extérieur …

On tombe vite dans le cercle vicieux boulot-boulot-boulot, pas facile de s’en sortir, mais il faut se « faire violence ». J’ai un besoin viscéral de voir mes amis régulièrement, et même si je ne suis pas toujours de bonne compagnie, j’essaie de m’y tenir, je n’ai pas envie de virer acariâtre, et quels que soient leurs secteur, leurs activités, ça me fait un bien fou. de garder un œil sur d’autres univers, d’avoir leurs avis, mais aussi de savoir rester léger !

C’est le plus difficile en phase de lancement je trouve, réussir à garder un certain équilibre, à s’accorder du temps, on culpabilise vite, on paie rapidement les pots cassés et on est vite « tenté » de toujours faire passer son travail en priorité …

 

Parfois je prends un peu de recul sur cette nouvelle vie, je me fais un peu peur en me revoyant au milieu de la nuit dans un cybercafé en Australie en train d’envoyer une reco à un client, dans un poulailler en Corrèze pour pouvoir avoir un peu de réseau, affalée sur le canapé de la réception d’un hôtel à Bangkok en train de gérer une crise en ligne et je me dis que j’ai peut-être choisi une vie qui demande quelques sacrifices, que je passe peut-être à côté de certains bons côtés de la vie, mais le principal est que je ne le regrette pas.

Peut-être que si un jour ça marche moins bien je m’en voudrais, mais en attendant ça me convient et je continue de penser que pour se lancer et réussir seul l’investissement personnel et le travail paie, je ne crois pas à "j'ai tout fait mais ça n'a pas marché" ...


Pour toutes ces raisons, je pense vraiment qu’entreprendre aujourd’hui ça n’est pas risqué, mais ça demande énormément de sacrifices !

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Published by Codornew - dans Entrepreneuriat
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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 19:04

Ca y est, j'ai ENFIN trouvé MON bureau !

Enfin, celui de Kalioshka, puisque très bientôt une autre personne va me rejoindre.
La perle rare : accessible, lumineux, bien placé, des voisins sympas, dont la team Hellocoton.

Maintenant que j'ai un beau et grand bureau, je cherche un coloc pour le partager.

Il s'agit d'un bureau fermé, Bd Sebastopol, Métro Strasbourg St Denis ou Réaumur, ascenseur, coin cuisine et salle de réunion dans le "local".

Disposition actuel : 5 plans de travail, mais j'aimerai aérer et qu'on ne soit que 3/4.
2 places pour Kalioshka, et donc 1 ou 2 places pour le(s) coloc(s). 

 

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Le coloc idéal travaillera dans le web (sans être community manager !) ou dans le rédactionnel, ouvert à l'échange de compétences, sera d'humeur constante, bavard mais pas trop, bosseur, s'y connait en informatiques (pour être mon sauveur en cas de bug) et, last but not least, sera utilisateur régulier de déodorant.

 

Pour plus d'infos : ac(at)kalioshka.com

 

 

 

 

 

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 21:20

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Alors que les CM en prennent un peu plein la poire en ce moment et que chacun y va de sa petite définition, de son argument « moi je ne suis pas comme ça » et surtout que nos poils s’hérissent en lisant ce que de parfaits amateurs, simples « blogueurs » (dans le sens blogueur travaillant dans un autre domaine que le CM) se permettent de dire, j’avais envie de raconter une jolie histoire sur les CM (et plus si affinités – ce terme est bien trop réducteur mais c’est généralement la partie visible de l’iceberg).

Mais comme toutes les belles histoires qui finissent bien, au départ, c’était plutôt mal barré, alors entrons dans le vif du sujet.

 

En agence les CM sont rarement évalués à leur juste valeur, ce que l’on peut bien voir avec le turn over en agence (« Machin a changé d’agence, c’est Machin2 qui prend sa place, et c’est machin3 qui récupère la place de Machin2 …») ou avec les CM&co qui se lancent en autoentrepreneur ou en créant leurs propres structures (comme la fille qui fait des bulles ou moi-même avec Kalioshka … )

D’ailleurs, où sont les hommes ?! Planqués au chaud ?!

Les dirigeants d’agence, qui ont bien souvent perdu le sens des réalités depuis un moment ont « contre eux » le fait d’être arrivés il y a quelques années déjà, et en perdant l’opérationnel de vue, ils sous estiment l’importance du relationnel entre un CM et la marque. En se débarrassant de l’opérationnel pour se consacrer à la croissance de leur agence, aux éventuels rachats, ils n’ont pas vu que les « chefs de projets web » embauchés il y a quelques années avaient vu leurs jobs évoluer considérablement et qu’il n’effectuait plus le même métier, le community management n’étant qu’une des multiples facettes ...

A en lire les débats actuels, les CM sont juste des blogueurs qui fanfaronnent sur Facebook ou Twitter à longueur de journée, juste pour faire du copinage avec d’autres blogueurs. Ca me rend folle de lire ça, mais malheureusement les mieux informés ne prennent pas souvent la parole (c’est que ça prend du temps le CM&co !)

Mais il y a derrière cette partie opérationnelle toute une partie qui reste invisible pour le grand public, celle de la recommandation, de la réflexion stratégique.
Allez expliquer à un client mégalo qu’il faut qu’il arrête de se mettre en avant, allez dire à un client que ses produits sont certes efficaces mais qu’à un moment il va falloir s’investir humainement pour faire la différence …

Expliquer à un client qu’aller chercher des blogueurs en limousine pour l’amener à une soirée est vu, revu, et surtout, pas du tout professionnel (ceci n’est rien de plus que mon avis sur la chose bien entendu …), qu’à trop vouloir leur en mettre plein les mirettes ils risquent de perdre de vue le produit … A trop vouloir bien faire (ou à trop vouloir s’inspirer des RP old school ?) ils oublient qu’avant tout, les blogueurs sont des passionnés qui pourraient traverser Paris en métro pour faire leur rencontre (expérience vécue pas plus tard qu’il y a 10 jours, et pourtant, les blogueuses présentes à cette soirée  sont des habituées des soirées « paillettes et projecteurs », au CM de bien sélcetionner les blogueurs évidemment !).

Sans compter évidemment la partie formation, bien trop souvent hors budget, les clients se concentrent sur l’opérationnel  (« on sait qu’il faut faire du CM, mais finalement, on ne sait ni  vraiment ce que c’est, quels sont les risques d’un mauvais CM, ou quels résultats on peut attendre, mais il nous fait du ROI »).

 

Enfin, passons à la jolie histoire, le coup du prince charmant des contes de fées en quelques sortes …

 

Quand m’est venue l’idée de créer ma structure, j’ai pensé que je devrais tout reprendre à zéro, former de nouveaux prospects pour les transformer en clients, commencer en travaillant à bas prix pour me faire mon petit réseau. J’étais prête à le faire, et je pensais de toutes façons que je n’aurai pas le choix.

Dans ma précédente agence j’avais des clients plutôt prestigieux, j’en étais très fière et ce sont d’ailleurs eux qui m’ont fait rester sur les derniers mois.

Evidemment il y en avait avec qui j’avais plus d’affinités, parce que je les avais formés, parce que j’avais un lien avec leurs marques/produits, et tout simplement parce qu’humainement, tout se passait bien. Les CM qui passent par là savent à quel point le relationnel client est important dans le CM : comment pouvoir bien représenter, défendre, protéger une marque ou une personne s’il n’y a pas d’affinité ? Puisque contrairement à ce qu’on a pu lire ces derniers jours, je pense sincèrement que les CM ne sont pas « des putes » (je ne mets pas de lien, je vous laisse trouver le chemin).


Bref, vient le moment où la décision est prise, je pars, et je dois l’annoncer à mes clients, et en premier évidemment à ceux qui me sont le plus chers.

Vient la période critique, je quitte ma précédente agence, me retrouve seule devant mon ordi chez moi, avec comme pensée unique celle de ne pas avoir de client, d’avoir un jour à regretter d’avoir quitté ma place au chaud.

Et très vite, le téléphone se remet à sonner, les mails commencent à arriver sur ma BAL perso.

Et de bonnes nouvelles (attention, le prince arrive).


« Alors ça y est tu es partie ? Bon, on continue ensemble ? »


J’explique que je ne suis pas partie dans une autre agence, que je suis partie « chez moi », monter mon agence. J’étais tellement persuadée que jamais un client ne me suivrait … enfin, pas CE client., qu’il ne suivrait pas une petite nana de 28 piges qui monte sa boite.

Pas celui du grand groupe international, pas celui qui a parmi ses agences habituelles les « grandes » agences, celles dont même ma mère connaît le nom (et pour être honnête, celles aussi qui m’ont fait rêver quand j’étais une petite étudiante en « MarketCom » et ou je me suis engouffrée toute jeune diplômée … « Ca ne paie pas mais ça fait une belle référence sur le CV »  Finalement, c’est aussi très formateur les grands groupes !).

 

La voilà la belle histoire du CM, le prince sur son cheval blanc qui emporte les princesses loin de la forêt hantée par les sorcières, c’est le client qui suit son CM quand celui-ci veut monter sa propre structure. C’est celui qui lui facilitera la vie et lui fera gagner des mois de « démarrage » en ayant le « culot » de suivre une personne et non en restant fidèle à un nom d’agence.

 

Alors peut-être que le CM c’est comme ce qu’on dit de l’amour, c’est mieux quand il y a des sentiments …

Et sur ces paroles dignes d’une midinette, je remets mon costume de chasseuse pour aguicher le client, parce que les sentiments c’est bien, mais parfois il faut savoir varier les plaisirs !

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 12:52

Les clients, c'est bon.

La comptable, c'est bon.

Les projets, c'est bon.

Les angoisses, c'est bon aussi ...

J'ai preque tout maintenant, ne me manque que ... mon bureau !

 

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Pour passer sérieusement la seconde, j'ai besoin d'un vrai bureau, dans lequel je puisse m'installer avec mon/ma futur(e) stagiaire. Je souhaite partager ce bureau avec une collègue et néanmoins amie qui travaille dans le secteur des Relations Presse, spécialisée elle aussi dans l'univers féminin.

 

Nous recherchons donc un bureau pouvant accueillir 3/4 personnes.

Pas besoin de 100m2, ou de moulures/parquet/cheminée, voici nos critères :

- A proximité de la gare St Lazare (Madeleine, Opéra, Haussmann ...)

- Minimum 20 m2

- Facile d'accès (reception régulière de marchandises et renvois) Donc pas de 6ème sans ascenseur.

 

Idéalement nous souhaiterions avoir un bureau dans une agence / entreprise avec qui nous pourrions partager des projets, des idées, échanger nos compétences.

Notre budget est de 800 Euros et nous aimerions pouvoir poser nos cartons courant octobre.

 

J'ai essayé plein de sites mais entre les combles pseudos-amenagés et le poste de travail en open space de 40 personnes, pas facile de trouver notre bonheur.

 

Alors si vous avez des pistes, n'hésitez pas à me contacter et bien évidemment, si vous pensez que cette recherche peut intéresser quelqu'un et que vous pouvez faire passer le message je serais la plus heureuse des entrepreneuses !

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