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Ouvert en 2005 avec pour thématiques le marketing et la publicité, il a évolué pour traiter aujourd'hui de l'entrepreneuriat.

Je me suis lancée dans cette aventure en créant en janvier 2010 KALIOSHKA, agence spécialisée dans les réseaux sociaux et le management de communautés.

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Anne Claire CODORNIOU

ac.codorniou@gmail.com

 

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Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 00:24
- Publié dans : Entrepreneuriat

Un an.
  1an

Un an tout pile pour Kalioshka.
Enfin, officiellement bien sûr …

Un an d’existence officielle, l’occasion de faire un petit bilan …
J’ai l’impression que ça fait des années, que j’ai toujours fait ça en quelques sortes.
J

e suis à l’aise avec Kalioshka, avec mon quotidien, même si certains aspects de la gestion d’une entreprise me dépassent encore. Rien de bien neuf, c’est toujours la gestion financière, la paperasse qui m’exaspère. Mais pour ça j’ai une super comptable et je n’ai plus de scrupule à ne pas tout maitriser. Comme elle me le dit souvent, « chacun son métier », ça me va !
Alors un an après, qu’est-ce que ça donne ?
 
Difficile d’avoir du recul en fait, une année passée à toute vitesse, la tête dans le guidon, pas facile de prendre de la distance quant au quotidien.
Un quotidien fait de rdv avec des prospects, des recommandations rédigées la plupart du temps tard le soir, semaine ou we. De l’opérationnel tout le reste du temps : suivi des opérations, recherche de nouveaux blogs , reportings, interactions blogueurs, relationnel client, visite de lieux pour des rencontres, suivi à distance des nouvelles tendances / études sur les medias et réseaux sociaux.
Rien d’exceptionnel mais pas le temps de chômer !
 
Je m’étais dit, au moment ou je murissais mon projet, que je me donnais 1 an maximum pour monter ma petite entreprise et la faire tourner. Un an pour pouvoir m’assurer 1 an de salaire en « N+1 », un an pour provisionner un an de salaire (puisque je bénéficie du statut créateur d’entreprise du Pole Emploi – et donc une indemnisation mensuelle pendant 15 mois à partir de la date de création de Kalioshka). Un an donc pour faire mes preuves, avoir un projet viable qui me permette de récupérer une rémunération un petit peu supérieure à celle que j’avais en étant salariée en agence.
Ma comptable est en train de finaliser mon 1er bilan, tout va bien, j’ai même dépassé mes objectifs, et pour tout dire je suis partagée entre la fierté et la difficulté à y croire.
 
Le bilan, parlons en …

swot

 Les moins :
-    La solitude face à une situation sensible : avec un client difficile, un prospect que j’ai du mal à cerner, un blogueur revendicateur
-    La solitude quant à la gestion au quotidien : avoir 3 recos à envoyer dans la semaine et avoir également 40 colis à expédier, devoir envoyer des factures à des clients et trier toute la paperasse pour la déclaration de TVA le même jour … Bref, être au four et au moulin et ressentir LA grosse solitude au moment de cliquer sur « envoyer » pour un mail avec une reco, un devis …
-    Passer une période, plus ou moins longue, un peu coupée du monde. Plus le temps de sortir, de voir ses amis, sa famille, ou juste d’avoir du temps pour soi.
-    Se sentir en décalage avec ses proches. Forcément quand on n’est plus aussi disponible on comprend vite qu’on nous le reproche, On nous suggère de fausses bonnes idées « dis à tes clients que tu es à l’hôpital » « dis que tu coupes tout pendant 3 jours ils comprendront » … Le fait de bosser dans un secteur méconnu voir inconnu du « grand public » n’arrange rien, comment vendre de la veille et de la réactivité si on coupe tout ne serait-ce que 2 jours ?! Heureusement, celui qui partage ma vie est entrepreneur (je ne dis pas "heureusement" à chaque fois qu'on en parle, pas facile d'être un couple d'entrepreneurs chacun avec son entreprise, mais là pour le coup, c'est un soutien considérable !)
 
Les plus :
-    La satisfaction quant un prospect devient un client et me dire que je suis la seule responsable
-    La possibilité de dire non à un prospect parce que je ne le sens pas ou que je ne pense pas qu’il ait une place à prendre sur les medias et réseaux sociaux.
-    Être la seule à recevoir les lauriers quand un client est satisfait du déroulement d’une opération ou qu’un blogueur me félicite. (en devenant entrepreneur je crois qu'on est d'un coup plus sensible à ce genre de petits moments de gloire - si je vire mégalo merci de vite me le dire !)
-    Voir que des blogueurs sont prêts à ma suivre, me font confiance.
-    Avoir le sentiment d’avoir construit quelque chose,  d’avoir réussi à « créer ».
-    Conseiller des personnes qui se lancent ou y songent fortement. Partager son réseau, son expérience.
-    Former des personnes, les voir « capter » le truc et voir la petite fierté dans leurs yeux au moment précis où ils savent qu’ils « ont le truc » justement …
-    Les rencontres. Entrepreneurs d’autres secteurs, prospects, blogueurs, clients, tout est bon à prendre ! En un an je me suis considérablement enrichie humainement. Moi qui suis d’un tempérament très solitaire, plutôt renfermée - à tendance froide -  je me surprends à savourer ces rencontres et suis toujours étonnée des surprises que me réservent cette aventure.
-    Plein de nouvelles "idôles professionnelles" de rencontres marquantes. J’ai pu assister à une conférence de  Brian Solis chez Microsoft et alors que j’étais bloquée sur le rédactionnel de mon site j’ai pu, 1h après la conférence, me mettre devant mon ordi et tout rédiger d’une traite.  Assister à la Fail Conférence (à voir ici ) chez Microsoft et écouter Gilles Babinet (voir les slides de son intervention ici)  dédramatiser l’échec entrepreneurial, parce qu’il faut toujours s’y préparer, m’a fait revoir mon schéma. Si demain je me plante, je ne vais m’empresser pas de prendre un aller simple pour une île déserte, contrairement à ce que j’ai toujours pensé !
-     La reconnaissance. Celle que j'ai, que je dois aux personnes qui m'ont fait, qui me font confiance. Je suis bien consciente que si aujourd'hui Kalioshka se porte bien c'est parce que j'ai rencontré les bonnes personnes, aux bons moments, j'ai eu de la chance de les rencontrer et je suis très fière de les compter à mes côtés : des amis, des proches qui m'ont soutenue, une cliente qui m'a suivie quand je lui ai dit que je montais mon agence, un autre qui s'est lancé avec moi alors que Kalioshka n'existait pas officiellement, des contacts, des retrouvailles, des blogueurs qui m'ont mis en relation avec leurs connaissances, des personnes qui m'ont enrichie humainement et professionnellement, bref, beaucoup de monde dans cette petite poupée russe !
 
 
 Capture d’écran 2011-03-02 à 00.34.07

Juste pour le plaisir, une des premières slides de l'intevention de Gilles Babinet, sur les "losers" connus.
 
 
Voilà pour un bilan un peu décousu, mais c’est un exercice difficile et je n’arrive pas à prendre suffisamment de recul pour mieux faire les choses … Une chose est sure, cette aventure me plait, j’ai récemment senti que j’avais passé un cap, je suis beaucoup plus sereine et quand on me demande « Alors, tu le referais ?! », je dis un grand OUI, et plutôt 2 fois qu’une !
 
 



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Mardi 18 janvier 2011 2 18 /01 /Jan /2011 19:26
- Publié dans : marketing

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Je suis toujours étonnée (et un peu navrée, il faut bien le dire) d'entendre majoritairement parler de produits IT ou agroalimentaire lorsque l'on parle de médias sociaux. Comme si l'univers féminin n'était pas représenté ou digne d'intérêt ...

Cela fait maintenant plus de 3 ans que je travaille avec les médias sociaux (blogs), à 90% pour des produits cosmétiques (maquillage, soins, parfums - pour les connaitre rdv sur la page Facebook de  Kalioshka) et je suis évidemment convaincue du pouvoir de prescription des blogueuses (et blogueurs, n’oublions pas nos rares blogueurs beauté !). Après avoir travaillé en agence pour différents secteurs j'ai choisi de me spécialiser dans l'univers cosmétique avec Kalioshka, si je n'étais pas convaincue de leur pouvoir je n'aurais pas choisi ce secteur.


Alors quand je vois qu’une étude a été réalisée aux Etats-Unis et qu’il en résulte que « l
es blogs sont deux fois plus susceptibles (63%) que les magazines (26%) d’avoir inspiré un achat de produits de beauté au cours des six derniers mois », je suis évidemment très contente qu’il y ait enfin des chiffres, surtout quand ils prouvent que j’ai choisi la bonne voie avec Kalioshka !

Je vous invite à lire cet article chez Médiapost (ici, en anglais) ou l’article de Premium Beauty News (ici, en francais).

 

On critique souvent les blogueuses beauté, sans vouloir être féministe ou revendicative (et sans "brosser" celles avec qui je travaille), c’est, à mes yeux, la communauté la plus puissante (avec les mamans et les pros des fourneaux). Puissante dans le  sens de la prescription (impact de l’audience, pouvoir de prescription auprès de leurs lectrices, fidélité et engagement de la communauté des lectrices). Et pour travailler avec les blogueuses beauté au quotidien depuis plus de 3 ans je peux affirmer que ce sont des blogueuses très professionnelles, que ce sont aussi avant tout des passionnées et si elles profitent des opportunités qui se présentent à elles (produits, invitations des marques) cela ne les empêche pas de garder leur sens critique.

Avec le temps elles se sont professionnalisées, comme toutes les communautés de blogueurs, on les épingle par contre beaucoup plus régulièrement que les communautés plus masculines mais c’est, je crois, des attaques venant soit des communautés masculines soit des Dinoblogueurs qui ressassent le discours « c’était mieux avant ».

 

Les marques de cosmétiques qui se sont lancées dans l'aventure se rendent très vite compte de l'impact des blogs, ces chiffres confortent juste ce que beaucoup de monde pensait, mais il n'y a pas à dire, ça fait beaucoup de bien, peut-être que maintenant on va prendre un peu plus au sérieux les blogs beauté !

 

 

Photo : Lauren Luke, reine UK des tutos make-up qui a lancé sa gamme de maquillage chez Sephora (cf mon article de mai 2009, les chiffres ne sont plus d'actu ...).

Sources : Premium Beauty et Mediapost

 

 

 

 

 

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Vendredi 31 décembre 2010 5 31 /12 /Déc /2010 16:33
- Publié dans : Entrepreneuriat

En cette période de fêtes je vois les grincheux et les dépressifs chroniques se lacher sur Facebook, Twitter & co.

J'ai réduit la lecture des blogs, fatiguée de voir autant d'aigris se plaindre ... sans jamais rien faire pour changer les choses.

Du coup, ça m'a donné envie de parler des autres grincheux, ceux qui m'agacent au plus haut point ...

"Monter sa boite en France c'est trop dur" "Monter sa boite dans un pays de merde non merci ..."

Evidemment, tout n'est pas rose, mais il faut apprendre à relativiser ...

 

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Les entrepreneurs peuvent bénéficier de nombreuses aides pour se lancer, et ceux qui disent le contraire sont juste mal renseignés.
Je ne connais pas d'autre pays, d'autres systèmes, où les créateurs d'entreprises peuvent être aussi aidés, accompagnés.
En France, sous réserve d'avoir négocié son départ de sa précédente entreprise (rupture conventionnelle, licenciement) un entrepreneur peut percevoir une indemnisation du Pole Emploi pendant les 15 mois suivant la création de son entreprise (la durée de l'aide dépend du nombre d'années travaillées).

Plusieurs mois pendant lesquels le créateur recevra du Pole Emploi une indémnisation, il n'aura donc pas à sortir d'argent de sa boite. C'est quand mêle une chance inouie !

C'est ce que je fais avec Kalioshka. Je capitalise.

L'argent que gagne Kalioshka je n'y touche pas, je vais encore bénéficier quelques mois de l'indemnisation du Pole Emploi, entre 1.200 et 1.400 Euros par mois. Pas facile de voir son "salaire" baisser de près de 35% mais je peux faire passer des frais sur le compte de Kalioshka, finalement je m'y retrouve.

 

Ensuite, il y a d'autres aides pour la nouvelle entreprise, comme l'ACCRE, exonération des charges sociales.

Vous pouvez aussi obtenir des prêts d'honneur de votre ville (pour plus d'infos rdv ici sur le blog d'Anoosh, nom du restaurant qu'est en train d'ouvrir ma meilleure amie qui a eu un prêt d'honneur grâce à Hauts de Seine Initiative )

Les mairies et chambres de commerce sont de véritables viviers pour les créateurs. Vous pouvez y rencontrer des personnes compétentes qui vont vous guider dans toutes les étapes de la création. Choix du statut, préparation des "étapes" à passer, des obstacles à surmonter, astuces pour que tout aille plus vite ... 


Quand je suis allé à la Mairie de mon arrondissement leur demander s'ils avaient des informations à me donner je suis repartie avec une chemise pleine, je ne m'attendais pas à autant de ressources !

Associations d'entrepreneurs à la retraite, chambre de commerce, couveuses, pépinières, de quoi très vite se rapprocher d'autres personnes qui sont passées par là ou dont le métier est d'accompagner des créateurs.

Je me suis sentie aidée, guidée et ça fait vraiment du bien.


Bien sur, après ces premières étapes il faut se plonger dans le bain et savoir à quel moment il faut arrêter de récolter des infos pour vraiment prendre son envol. Pour moi ça a été plutôt rapide, je savais ce que je voulais créer comme activité et j'ai eu surtout besoin d'aides sur les étapes à suivre.

Quelques mois après avoir créée Kalioshka j'ai reçu un coup de fil d'une personne de la chambre de commerce qui avait accepté de me recevoir avant que je ne monte Kalioshka. Elle voulait juste prendre des nouvelles, savoir si tout se passait bien. C'est tout bête, mais j'étais très fière de lui raconter le chemin parcouru.

 

Je remarque quand même qu'il y a 2 "types" d'entrepreneurs qui tiennent le discours "Monter sa boite en France, quelle horreur !"

- Il y a ceux qui se sont lancés et qui se sont plantés. Plus facile de blamer un système que ses propres compétences ... Je pense que quand on sait travailler et qu'on est cohérent on ne peut pas se planter. 

- Et il y a ceux qui ont monté leur boite, ont réussi, mais veulent toujours se faire un peu "mousser", qui veulent faire briller leurs médailles, "Contre vents et marées j'ai vaincu" ...

 

Kalioshka fêtera officiellement son 1er anniversaire en février mais j'ai activement travaillé dessus depuis novembre 2009.
J'ai encore beaucoup de chemin à faire et de nombreuses étapes à passer, mais la création, ça s'est fait. Pour le moment tout va bien, 100% de mes clients 2010 souhaitent poursuivre l'aventure en 2011 et de nouveaux clients rejoignent "l'écurie Kalioshka".

Maintenant, ça ne dépend que de moi, faire vivre son activité c'est une autre histoire et je suis la seule reponsable de sa réussite ou de son échec, jamais je ne pourrais m'en prendre au système ...

 

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Je peux dire que j'ai réussit à monter mon entreprise et à la faire vivre 1 an. Pour le reste, il n'appartient qu'à moi d'assurer la pérennité de Kalioshka et pour cela, à moi de travailler !

Tout n'est pas gagné, mais quelque chose me dit que 2011 va être une belle année ! 

 

 

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Lundi 22 novembre 2010 1 22 /11 /Nov /2010 15:37
- Publié dans : Entrepreneuriat

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S’il y a un point commun entre mon métier et celui d’attachée de presse, c’est bien la relance … à mon plus grand desespoir !

Mais en même temps, attendre d'un blogueur qu'il blogue, est-ce vraiment utopique ?!

Recontacter les personnes à qui j’ai envoyé des produits, que j’ai invité à une soirée pour savoir pourquoi il/elle n’a pas écrit (en général au bout d’un mois 1/2): manque de temps, pas d’intérêt pour le produit, mauvaise expérience, je dois chercher à savoir, à comprendre le pourquoi du comment pour la simple et bonne raison qu'on me demande de rendre des comptes, que je suis payée pour !

J’éloigne la thèse du « pas en affinité avec mon blog » puisqu’avant chaque envoi je contacte les blogueurs pour leur demander si le produit les intéresse, autrement dit, je ne prends pas le risque d’envoyer un shampooing à un chauve …


On a beau dire que le community management c’est du relationnel, il faut rester conscient des problèmatiques de nos clients et parler chiffres n'empêche pas de conserver la part d'humain, de relationnel propre au métier de community manager.

A un moment le client nous paie pour un résultat et le nombre d’articles rédigés sera son seul critère quantitatif.

Bien entendu il y a des critères qualitatifs, et c’est le travail quotidien du community manager, mais c’est par le nombre de retombées que le client  pourra faire valoir l’opération en interne et donc recondurie de nouvelles opérations. Déjà que le community management est encore assez flou chez l'annonceur, lui dire qu'on ne peut pas se baser sur le nombre de retombées, c'est un peu trop pour lui ...

 

Imaginons une rencontre, une quinzaine de blogueurs invités, 5 personnes de la marque.
Ils passent tous un bon moment, les clients en apprennent davantage sur les blogueurs, leur vision des choses ; voient comment les intégrer davantage en amont. Les blogueurs en apprennent plus sur la marque et ses valeurs, c’est un bon moment pour les 2 parties.
Seulement un mois après, quand le DG viendra demander les résultats de l’opération, ce pour quoi il a payé, il va certes être ravi d’apprendre que les équipes et les blogueurs ont passé une bonne soirée, mais ce qui va être pour lui le critère de réussite est le nombre de retombées.

 

Le but n’est pas d’avoir de la retombée à tout prix, tant qu’à faire autant avoir des articles de qualité, mais là c’est au community manager de savoir faire son fichier, de ne retenir que des blogueurs qui "savent" écrire et qui le font avec un réel intérêt pour la marque / le produit.

 

Alors bien sur, c’est une tache délicate de tenter d’en savoir plus, mais heureusement grâce à un tri régulier je n’ai pas à le faire trop souvent, mais c’est toujours rageant.
Rageant d’envoyer des produits à une personne qui nous les a demandé, qui a accepté de les recevoir, et de ne pas avoir d’article derrière, mais ça peut arriver. Manque de temps, manque d’inspiration … Sauf que parfois les mauvaises expériences se multiplient !

Je ne blacklist jamais un blogueur qui n’a pas écrit suite à un envoi de produit / un seeding, par contre quand c’est la 3ème fois je n’ai aucun mal à ne plus le mettre sur mes opérations.

Si un blogueur m’explique pourquoi il n’a pas écrit je peux tout à fait le comprendre, ce qui me laisse un peu plus perplexe par contre est d’envoyer un colis et de n’avoir plus jamais aucune nouvelle.

Il m’est déjà arrivé d’envoyer des crèmes à des blogueuses beauté et qu’elles ne la supportent pas. Qu’elles fassent un article expliquant qu’elles on y fait une réaction allergique n’est pas un problème, les crèmes ne peuvent pas convenir à tout le monde. C’est embêtant, mais on ne peut pas toujours viser juste et comme je le dis à mes clients, cela fait partie du jeu.

Qu’elles me contactent en m’expliquant qu’elle ne publieront pas d’article pour cette même raison, ça se comprend aussi.

Par contre, le silence radio ça, j’avoue ne pas comprendre … Parce qu'au delà d'être dans un contexte professionnel, ou même semi-professionnel, il y a certaines règles et bonnes manières à respecter, non ?!

Evidemment il y a des blogueurs qui abusent des cadeaux, invitations et autres privilèges, mais après tout on les repère vite et c’est, une fois encore, au community manager de faire du tri.

Certains pensent que nos clients nous donnent des centaines de produits, qu’on peut en distribuer à tout-va sans avoir d’impératifs derrière, et de la même façon, qu’on peut inviter tous les blogueurs de Paris à une rencontre sans contrainte de place, de budget …
Etant moi même blogueuse, et  ayant été blogueuse avant d’être CM, je pense qu’il s’agit aussi de respect envers les CM.  Je n’ai aucun mal à dire, quand on me contacte en tant que blogueuse, que je n’ai pas d’affinité avec la marque et du coup à décliner l’opération, quel que soit le CM.

Je n’aime pas entendre « je viens à ta soirée parce que c’est toi ».  Généralement j’ai un nombre de places limitées, et je passe plus de temps à supprimer des noms qu’à en trouver, c’est très rare de ne pas avoir assez de monde sur une opération, tant qu’à faire je préfère qu’un blogueur vienne à ma soirée pour mon client, pour la marque, les produits, plutôt que pour me faire plaisir !

Mais ça c’est un autre sujet, à venir : « Community Manager, faire parler de soi ou de son client ? »

 

 

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Jeudi 21 octobre 2010 4 21 /10 /Oct /2010 16:18
- Publié dans : Entrepreneuriat

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Quand je dis que j’ai monté ma structure, l’une des remarques qui revient le plus souvent est « Je n’oserai pas ».

En creusant je me suis rendue compte que pour beaucoup entreprendre voulait dire prendre des risques.

Alors oui, il y en a, mais concrètement, je n’ai pas l’impression d’avoir pris des risques énormes.
Quand j’ai quitté mon précédent poste, en novembre 2009, on entendait « crise », « restructuration », « licenciements » … Autant dire que même en étant salarié on ne se sentait pas vraiment « au chaud », et que tant qu’à faire, je préférais me dire que le jour ou ça repartirait, je préférerais que ça me profite directement !

Depuis qu’il existe la rupture conventionnelle (pour faire court, une démission à l’amiable mais qui a l’avantage de permettre au salarié de toucher une indemnisation du pole emploi) cette part de risque qu’on imagine en parlant de monter sa boite à quasiment disparue.

Aujourd’hui on peut monter sa boite et bénéficier d’une indemnisation du Pole Emploi 15 mois après la création effective de son entreprise + pendant les mois de préparation à cette création.

Concrètement : j’ai quitté ma précédente agence fin novembre. Dès janvier j’ai pu bénéficier d’une indemnisation du Pole Emploi. (évidemment moins importante que mon précédent salaire, c’est logique).J’ai droit à 2 ans d’indemnisation. En mars Kalioshka a été officiellement créer (immatriculation au RCS). J’ai donc droit à 15 mois d’indemnisation « post création, ce qui m’amène à août 2011.

Pendant ce temps, tout l’argent que gagne Kalioshka est sur un compte pro et je n’y touche pas (je pioche juste dedans pour les multiples frais liés à une entreprise + dépenses  fournisseurs/prestas + notes de frais).
Alors c’est sur que c’est rageant de bosser à fond et au final de ne toucher qu’à peine plus du Smic, mais au moins j’ai une réserve, une provision pour mes futures rentrées d’argent (salaire ou dividendes, tout dépendra du montant !). C’est rassurant, parce que ça me permet de provisionner d’une année sur l’autre et imaginons que pendant 2 mois je sois incapable de travailler, ça me permettra quand même d’avoir un revenu.

Donc les risques financiers sont très réduits.


Maintenant, les risques « professionnels »

Je l’ai déjà  dit ici plusieurs fois, je pense que monter son entreprise, même si ça ne marche pas, ne peut être que bénéfique. Pour la confiance en soit, pour l’expérience, pour l’assurance, la gestion du stress, bref, pour tout … Si on est capable de trouver des clients, d’accomplir des prestations, j’imagine difficilement qu’on est inapte à trouver un travail en entreprise. Evidemment repasser salarié doit être super difficile, dur dur de rentrer dans des cases quand justement on a été seul maitre à bord, mais en cas de force majeur je pense que c’est réalisable.

Donc risques professionnels, très réduits aussi …


Les risques « personnels », peut être finalement les plus importants …

 

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(évidemment c'est encore l'homme qui bosse et la femme qui ne fout rien ... Un autre article bientôt sur ce sujet - ou pourquoi je reçois toute la presse entrepreneuriale au nom de "Monsieur Anne Claire Codorniou" ...)


Très concrètement aujourd’hui Kalioshka me prend 80% de mon temps. Autant dire que la vie personnelle en prend un sacré coup.

On entend toujours qu’il faut être entourée et soutenu quand on se lance, et je ne peux qu’approuver. On passe par des phases de déprime, d’euphorie, de stress, de découragement, avoir quelqu’un à ses côtés qui temporise c’est important. Seulement en retour, pas grand chose. Les jeunes créateurs sont peu disponibles, ont la tête déjà trop pleine de leurs problèmes, ont les projets de « leur » boite alors difficile de concilier tout ça avec une vie personnelle.

Les compagnons/ compagnes les plus coriaces tiendront le coup, mais on les voit quand même assez souvent prendre la fuite, « jaloux » de l’attention et du temps accordé à notre projet professionnel.

Du côté des amis aussi, ça change beaucoup. On est beaucoup moins disponible qu’en étant salarié, j’étais pourtant déjà loin de compter mes heures mais maintenant très clairement si j’arrive à m’accorder 1 soirée toutes les 2 semaines je suis contente. C’est pourtant vitale pour l’équilibre, voir d’autres personnes, parler d’autres choses, rester ouvert à l’extérieur …

On tombe vite dans le cercle vicieux boulot-boulot-boulot, pas facile de s’en sortir, mais il faut se « faire violence ». J’ai un besoin viscéral de voir mes amis régulièrement, et même si je ne suis pas toujours de bonne compagnie, j’essaie de m’y tenir, je n’ai pas envie de virer acariâtre, et quels que soient leurs secteur, leurs activités, ça me fait un bien fou. de garder un œil sur d’autres univers, d’avoir leurs avis, mais aussi de savoir rester léger !

C’est le plus difficile en phase de lancement je trouve, réussir à garder un certain équilibre, à s’accorder du temps, on culpabilise vite, on paie rapidement les pots cassés et on est vite « tenté » de toujours faire passer son travail en priorité …

 

Parfois je prends un peu de recul sur cette nouvelle vie, je me fais un peu peur en me revoyant au milieu de la nuit dans un cybercafé en Australie en train d’envoyer une reco à un client, dans un poulailler en Corrèze pour pouvoir avoir un peu de réseau, affalée sur le canapé de la réception d’un hôtel à Bangkok en train de gérer une crise en ligne et je me dis que j’ai peut-être choisi une vie qui demande quelques sacrifices, que je passe peut-être à côté de certains bons côtés de la vie, mais le principal est que je ne le regrette pas.

Peut-être que si un jour ça marche moins bien je m’en voudrais, mais en attendant ça me convient et je continue de penser que pour se lancer et réussir seul l’investissement personnel et le travail paie, je ne crois pas à "j'ai tout fait mais ça n'a pas marché" ...


Pour toutes ces raisons, je pense vraiment qu’entreprendre aujourd’hui ça n’est pas risqué, mais ça demande énormément de sacrifices !

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Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 19:04
- Publié dans : Entrepreneuriat

Ca y est, j'ai ENFIN trouvé MON bureau !

Enfin, celui de Kalioshka, puisque très bientôt une autre personne va me rejoindre.
La perle rare : accessible, lumineux, bien placé, des voisins sympas, dont la team Hellocoton.

Maintenant que j'ai un beau et grand bureau, je cherche un coloc pour le partager.

Il s'agit d'un bureau fermé, Bd Sebastopol, Métro Strasbourg St Denis ou Réaumur, ascenseur, coin cuisine et salle de réunion dans le "local".

Disposition actuel : 5 plans de travail, mais j'aimerai aérer et qu'on ne soit que 3/4.
2 places pour Kalioshka, et donc 1 ou 2 places pour le(s) coloc(s). 

 

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Le coloc idéal travaillera dans le web (sans être community manager !) ou dans le rédactionnel, ouvert à l'échange de compétences, sera d'humeur constante, bavard mais pas trop, bosseur, s'y connait en informatiques (pour être mon sauveur en cas de bug) et, last but not least, sera utilisateur régulier de déodorant.

 

Pour plus d'infos : ac(at)kalioshka.com

 

 

 

 

 

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