Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Bienvenue

Bienvenue sur ce blog !

 

Ouvert en 2005 avec pour thématiques le marketing et la publicité, il a évolué pour traiter aujourd'hui de l'entrepreneuriat.

Je me suis lancée dans cette aventure en créant en janvier 2010 KALIOSHKA, agence spécialisée dans les réseaux sociaux et le management de communautés.

Pour suivre Kalioshka et découvrir les références, retrouvez la page Facebook.

Suivez moi également sur Twitter

 

Anne Claire CODORNIOU

ac.codorniou@gmail.com

 

Recherche

Je suis Caractérielle

Parfois, je suis caractérielle, et quand ça me prend, c'est ici que ça se passe
 

Archives

http://www.wikio.fr
8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 17:23

poupees-russes-t-otto-loyas--fot-80cf8b_125838391043801900.jpg

 

Dites donc, ça faisait bien longtemps qu’il n’y avait pas eu d’activité par ici …

Je ne sais pas d’ailleurs s’il y a toujours des lecteurs qui passent, et j’ai hésité à supprimer ce blog, mais je me dis quand même que tout est parti d’ici, il y a déjà 8 ans (ouch !)

Le dernier article date de 2 ans, le jour ou Kalioshka soufflait sa 1ère bougie et on peut dire qu’il s’en est passé depuis !

Une 3ème bougie (ouf j’ai passé le cap des 2 ans !), une quinzaine de clients fidèles, toujours dans l’univers beauté – santé, pour certains présents depuis le 1er jour, des petits nouveaux qui s’ajoutent régulièrement, et depuis la création, seuls 2 qui ont quitté le navire. Ma plus belle victoire dans un contexte aussi concurrentiel et avec des concurrents  qui manquent parfois de professionnalisme et d’un minimum de respect. Une autre fierté, au bout de 3 ans, ne jamais avoir cherché à « pourrir » un concurrent, un leitmotiv toujours présent : WORK HARD AND BE NICE TO PEOPLE.

Certains devraient s’en inspirer !

 

Et puis côté personnel, un gros chamboulement, puisque le jour de la rédaction de mon dernier billet, j’ai eu du mal à le terminer, les allers-retours aux toilettes m’ont ralenti, et ça à duré presque 5 mois : j’apprenais le jour du 1er anniversaire de Kalioshka que j’étais enceinte. Une date qu’il va m’être difficile d’oublier, une jolie date à double titre !

J’ai créé Kalioshka en jeune femme indépendante, libre, prête à tout pour que cela marche, aujourd’hui je gère une société tout en ayant ma vie de maman.
Être une jeune femme et entreprendre, tout en accordant une place importante à ma vie personnelle, ça veut dire gérer une grossesse et une naissance sans congé maternité, et si j’ai été ravie de travailler jusqu’à la veille de mon accouchement, après la naissance cela a été beaucoup plus compliqué et encore aujourd’hui je culpabilise d’être passée à côté d’un tas de chose avec ma fille mais il faut continuer à avancer, j’espère qu’un jour elle sera fière de sa môman …

 mompreneur.jpg

 

Je fais mon retour la journée des Droit des la Femme (à ne pas confondre avec la Fête de la Femme …), assez paradoxal pour moi qui me méfie de tous les réseaux féminins et de ceux qui tournent autour.

Je suis une jeune femme, une maman gaga, une entrepreneure qui rencontre les difficultés d’entrepreneurs, qu’ils soient homes ou femmes, je reste une fille capable de parler pendant 20 minutes d’un vernis, de passer des nuits blanches à travailler sur une reco pour un client ou pour veiller sur ma petite fille,  une gérante d’entreprise terrorisée par le climat actuel, une lionne prête à se battre pour ses 2 bébés.

 

Et une blogueuse qui revient après 2 ans sans nouvelle, en espérant trouver la porte ouverte !

 

 

Repost 0
Published by Codornew - dans Entrepreneuriat
commenter cet article
2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 00:24

Un an.
 1an

Un an tout pile pour Kalioshka.
Enfin, officiellement bien sûr …

Un an d’existence officielle, l’occasion de faire un petit bilan …
J’ai l’impression que ça fait des années, que j’ai toujours fait ça en quelques sortes.
J

e suis à l’aise avec Kalioshka, avec mon quotidien, même si certains aspects de la gestion d’une entreprise me dépassent encore. Rien de bien neuf, c’est toujours la gestion financière, la paperasse qui m’exaspère. Mais pour ça j’ai une super comptable et je n’ai plus de scrupule à ne pas tout maitriser. Comme elle me le dit souvent, « chacun son métier », ça me va !
Alors un an après, qu’est-ce que ça donne ?
 
Difficile d’avoir du recul en fait, une année passée à toute vitesse, la tête dans le guidon, pas facile de prendre de la distance quant au quotidien.
Un quotidien fait de rdv avec des prospects, des recommandations rédigées la plupart du temps tard le soir, semaine ou we. De l’opérationnel tout le reste du temps : suivi des opérations, recherche de nouveaux blogs , reportings, interactions blogueurs, relationnel client, visite de lieux pour des rencontres, suivi à distance des nouvelles tendances / études sur les medias et réseaux sociaux.
Rien d’exceptionnel mais pas le temps de chômer !
 
Je m’étais dit, au moment ou je murissais mon projet, que je me donnais 1 an maximum pour monter ma petite entreprise et la faire tourner. Un an pour pouvoir m’assurer 1 an de salaire en « N+1 », un an pour provisionner un an de salaire (puisque je bénéficie du statut créateur d’entreprise du Pole Emploi – et donc une indemnisation mensuelle pendant 15 mois à partir de la date de création de Kalioshka). Un an donc pour faire mes preuves, avoir un projet viable qui me permette de récupérer une rémunération un petit peu supérieure à celle que j’avais en étant salariée en agence.
Ma comptable est en train de finaliser mon 1er bilan, tout va bien, j’ai même dépassé mes objectifs, et pour tout dire je suis partagée entre la fierté et la difficulté à y croire.
 
Le bilan, parlons en …

swot

 Les moins :
-    La solitude face à une situation sensible : avec un client difficile, un prospect que j’ai du mal à cerner, un blogueur revendicateur
-    La solitude quant à la gestion au quotidien : avoir 3 recos à envoyer dans la semaine et avoir également 40 colis à expédier, devoir envoyer des factures à des clients et trier toute la paperasse pour la déclaration de TVA le même jour … Bref, être au four et au moulin et ressentir LA grosse solitude au moment de cliquer sur « envoyer » pour un mail avec une reco, un devis …
-    Passer une période, plus ou moins longue, un peu coupée du monde. Plus le temps de sortir, de voir ses amis, sa famille, ou juste d’avoir du temps pour soi.
-    Se sentir en décalage avec ses proches. Forcément quand on n’est plus aussi disponible on comprend vite qu’on nous le reproche, On nous suggère de fausses bonnes idées « dis à tes clients que tu es à l’hôpital » « dis que tu coupes tout pendant 3 jours ils comprendront » … Le fait de bosser dans un secteur méconnu voir inconnu du « grand public » n’arrange rien, comment vendre de la veille et de la réactivité si on coupe tout ne serait-ce que 2 jours ?! Heureusement, celui qui partage ma vie est entrepreneur (je ne dis pas "heureusement" à chaque fois qu'on en parle, pas facile d'être un couple d'entrepreneurs chacun avec son entreprise, mais là pour le coup, c'est un soutien considérable !)
 
Les plus :
-    La satisfaction quant un prospect devient un client et me dire que je suis la seule responsable
-    La possibilité de dire non à un prospect parce que je ne le sens pas ou que je ne pense pas qu’il ait une place à prendre sur les medias et réseaux sociaux.
-    Être la seule à recevoir les lauriers quand un client est satisfait du déroulement d’une opération ou qu’un blogueur me félicite. (en devenant entrepreneur je crois qu'on est d'un coup plus sensible à ce genre de petits moments de gloire - si je vire mégalo merci de vite me le dire !)
-    Voir que des blogueurs sont prêts à ma suivre, me font confiance.
-    Avoir le sentiment d’avoir construit quelque chose,  d’avoir réussi à « créer ».
-    Conseiller des personnes qui se lancent ou y songent fortement. Partager son réseau, son expérience.
-    Former des personnes, les voir « capter » le truc et voir la petite fierté dans leurs yeux au moment précis où ils savent qu’ils « ont le truc » justement …
-    Les rencontres. Entrepreneurs d’autres secteurs, prospects, blogueurs, clients, tout est bon à prendre ! En un an je me suis considérablement enrichie humainement. Moi qui suis d’un tempérament très solitaire, plutôt renfermée - à tendance froide -  je me surprends à savourer ces rencontres et suis toujours étonnée des surprises que me réservent cette aventure.
-    Plein de nouvelles "idôles professionnelles" de rencontres marquantes. J’ai pu assister à une conférence de  Brian Solis chez Microsoft et alors que j’étais bloquée sur le rédactionnel de mon site j’ai pu, 1h après la conférence, me mettre devant mon ordi et tout rédiger d’une traite.  Assister à la Fail Conférence (à voir ici ) chez Microsoft et écouter Gilles Babinet (voir les slides de son intervention ici)  dédramatiser l’échec entrepreneurial, parce qu’il faut toujours s’y préparer, m’a fait revoir mon schéma. Si demain je me plante, je ne vais m’empresser pas de prendre un aller simple pour une île déserte, contrairement à ce que j’ai toujours pensé !
-     La reconnaissance. Celle que j'ai, que je dois aux personnes qui m'ont fait, qui me font confiance. Je suis bien consciente que si aujourd'hui Kalioshka se porte bien c'est parce que j'ai rencontré les bonnes personnes, aux bons moments, j'ai eu de la chance de les rencontrer et je suis très fière de les compter à mes côtés : des amis, des proches qui m'ont soutenue, une cliente qui m'a suivie quand je lui ai dit que je montais mon agence, un autre qui s'est lancé avec moi alors que Kalioshka n'existait pas officiellement, des contacts, des retrouvailles, des blogueurs qui m'ont mis en relation avec leurs connaissances, des personnes qui m'ont enrichie humainement et professionnellement, bref, beaucoup de monde dans cette petite poupée russe !
 
 
 Capture d’écran 2011-03-02 à 00.34.07

Juste pour le plaisir, une des premières slides de l'intevention de Gilles Babinet, sur les "losers" connus.
 
 
Voilà pour un bilan un peu décousu, mais c’est un exercice difficile et je n’arrive pas à prendre suffisamment de recul pour mieux faire les choses … Une chose est sure, cette aventure me plait, j’ai récemment senti que j’avais passé un cap, je suis beaucoup plus sereine et quand on me demande « Alors, tu le referais ?! », je dis un grand OUI, et plutôt 2 fois qu’une !
 
 



Repost 0
Published by Codornew - dans Entrepreneuriat
commenter cet article
31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 16:33

En cette période de fêtes je vois les grincheux et les dépressifs chroniques se lacher sur Facebook, Twitter & co.

J'ai réduit la lecture des blogs, fatiguée de voir autant d'aigris se plaindre ... sans jamais rien faire pour changer les choses.

Du coup, ça m'a donné envie de parler des autres grincheux, ceux qui m'agacent au plus haut point ...

"Monter sa boite en France c'est trop dur" "Monter sa boite dans un pays de merde non merci ..."

Evidemment, tout n'est pas rose, mais il faut apprendre à relativiser ...

 

Courte-echelle.gif

 

Les entrepreneurs peuvent bénéficier de nombreuses aides pour se lancer, et ceux qui disent le contraire sont juste mal renseignés.
Je ne connais pas d'autre pays, d'autres systèmes, où les créateurs d'entreprises peuvent être aussi aidés, accompagnés.
En France, sous réserve d'avoir négocié son départ de sa précédente entreprise (rupture conventionnelle, licenciement) un entrepreneur peut percevoir une indemnisation du Pole Emploi pendant les 15 mois suivant la création de son entreprise (la durée de l'aide dépend du nombre d'années travaillées).

Plusieurs mois pendant lesquels le créateur recevra du Pole Emploi une indémnisation, il n'aura donc pas à sortir d'argent de sa boite. C'est quand mêle une chance inouie !

C'est ce que je fais avec Kalioshka. Je capitalise.

L'argent que gagne Kalioshka je n'y touche pas, je vais encore bénéficier quelques mois de l'indemnisation du Pole Emploi, entre 1.200 et 1.400 Euros par mois. Pas facile de voir son "salaire" baisser de près de 35% mais je peux faire passer des frais sur le compte de Kalioshka, finalement je m'y retrouve.

 

Ensuite, il y a d'autres aides pour la nouvelle entreprise, comme l'ACCRE, exonération des charges sociales.

Vous pouvez aussi obtenir des prêts d'honneur de votre ville (pour plus d'infos rdv ici sur le blog d'Anoosh, nom du restaurant qu'est en train d'ouvrir ma meilleure amie qui a eu un prêt d'honneur grâce à Hauts de Seine Initiative )

Les mairies et chambres de commerce sont de véritables viviers pour les créateurs. Vous pouvez y rencontrer des personnes compétentes qui vont vous guider dans toutes les étapes de la création. Choix du statut, préparation des "étapes" à passer, des obstacles à surmonter, astuces pour que tout aille plus vite ... 


Quand je suis allé à la Mairie de mon arrondissement leur demander s'ils avaient des informations à me donner je suis repartie avec une chemise pleine, je ne m'attendais pas à autant de ressources !

Associations d'entrepreneurs à la retraite, chambre de commerce, couveuses, pépinières, de quoi très vite se rapprocher d'autres personnes qui sont passées par là ou dont le métier est d'accompagner des créateurs.

Je me suis sentie aidée, guidée et ça fait vraiment du bien.


Bien sur, après ces premières étapes il faut se plonger dans le bain et savoir à quel moment il faut arrêter de récolter des infos pour vraiment prendre son envol. Pour moi ça a été plutôt rapide, je savais ce que je voulais créer comme activité et j'ai eu surtout besoin d'aides sur les étapes à suivre.

Quelques mois après avoir créée Kalioshka j'ai reçu un coup de fil d'une personne de la chambre de commerce qui avait accepté de me recevoir avant que je ne monte Kalioshka. Elle voulait juste prendre des nouvelles, savoir si tout se passait bien. C'est tout bête, mais j'étais très fière de lui raconter le chemin parcouru.

 

Je remarque quand même qu'il y a 2 "types" d'entrepreneurs qui tiennent le discours "Monter sa boite en France, quelle horreur !"

- Il y a ceux qui se sont lancés et qui se sont plantés. Plus facile de blamer un système que ses propres compétences ... Je pense que quand on sait travailler et qu'on est cohérent on ne peut pas se planter. 

- Et il y a ceux qui ont monté leur boite, ont réussi, mais veulent toujours se faire un peu "mousser", qui veulent faire briller leurs médailles, "Contre vents et marées j'ai vaincu" ...

 

Kalioshka fêtera officiellement son 1er anniversaire en février mais j'ai activement travaillé dessus depuis novembre 2009.
J'ai encore beaucoup de chemin à faire et de nombreuses étapes à passer, mais la création, ça s'est fait. Pour le moment tout va bien, 100% de mes clients 2010 souhaitent poursuivre l'aventure en 2011 et de nouveaux clients rejoignent "l'écurie Kalioshka".

Maintenant, ça ne dépend que de moi, faire vivre son activité c'est une autre histoire et je suis la seule reponsable de sa réussite ou de son échec, jamais je ne pourrais m'en prendre au système ...

 

work-hard.jpg

 

Je peux dire que j'ai réussit à monter mon entreprise et à la faire vivre 1 an. Pour le reste, il n'appartient qu'à moi d'assurer la pérennité de Kalioshka et pour cela, à moi de travailler !

Tout n'est pas gagné, mais quelque chose me dit que 2011 va être une belle année ! 

 

 

Repost 0
Published by Codornew - dans Entrepreneuriat
commenter cet article
22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 15:37

Capture-d-ecran-2010-11-22-a-15.36.22.png

 

S’il y a un point commun entre mon métier et celui d’attachée de presse, c’est bien la relance … à mon plus grand desespoir !

Mais en même temps, attendre d'un blogueur qu'il blogue, est-ce vraiment utopique ?!

Recontacter les personnes à qui j’ai envoyé des produits, que j’ai invité à une soirée pour savoir pourquoi il/elle n’a pas écrit (en général au bout d’un mois 1/2): manque de temps, pas d’intérêt pour le produit, mauvaise expérience, je dois chercher à savoir, à comprendre le pourquoi du comment pour la simple et bonne raison qu'on me demande de rendre des comptes, que je suis payée pour !

J’éloigne la thèse du « pas en affinité avec mon blog » puisqu’avant chaque envoi je contacte les blogueurs pour leur demander si le produit les intéresse, autrement dit, je ne prends pas le risque d’envoyer un shampooing à un chauve …


On a beau dire que le community management c’est du relationnel, il faut rester conscient des problèmatiques de nos clients et parler chiffres n'empêche pas de conserver la part d'humain, de relationnel propre au métier de community manager.

A un moment le client nous paie pour un résultat et le nombre d’articles rédigés sera son seul critère quantitatif.

Bien entendu il y a des critères qualitatifs, et c’est le travail quotidien du community manager, mais c’est par le nombre de retombées que le client  pourra faire valoir l’opération en interne et donc recondurie de nouvelles opérations. Déjà que le community management est encore assez flou chez l'annonceur, lui dire qu'on ne peut pas se baser sur le nombre de retombées, c'est un peu trop pour lui ...

 

Imaginons une rencontre, une quinzaine de blogueurs invités, 5 personnes de la marque.
Ils passent tous un bon moment, les clients en apprennent davantage sur les blogueurs, leur vision des choses ; voient comment les intégrer davantage en amont. Les blogueurs en apprennent plus sur la marque et ses valeurs, c’est un bon moment pour les 2 parties.
Seulement un mois après, quand le DG viendra demander les résultats de l’opération, ce pour quoi il a payé, il va certes être ravi d’apprendre que les équipes et les blogueurs ont passé une bonne soirée, mais ce qui va être pour lui le critère de réussite est le nombre de retombées.

 

Le but n’est pas d’avoir de la retombée à tout prix, tant qu’à faire autant avoir des articles de qualité, mais là c’est au community manager de savoir faire son fichier, de ne retenir que des blogueurs qui "savent" écrire et qui le font avec un réel intérêt pour la marque / le produit.

 

Alors bien sur, c’est une tache délicate de tenter d’en savoir plus, mais heureusement grâce à un tri régulier je n’ai pas à le faire trop souvent, mais c’est toujours rageant.
Rageant d’envoyer des produits à une personne qui nous les a demandé, qui a accepté de les recevoir, et de ne pas avoir d’article derrière, mais ça peut arriver. Manque de temps, manque d’inspiration … Sauf que parfois les mauvaises expériences se multiplient !

Je ne blacklist jamais un blogueur qui n’a pas écrit suite à un envoi de produit / un seeding, par contre quand c’est la 3ème fois je n’ai aucun mal à ne plus le mettre sur mes opérations.

Si un blogueur m’explique pourquoi il n’a pas écrit je peux tout à fait le comprendre, ce qui me laisse un peu plus perplexe par contre est d’envoyer un colis et de n’avoir plus jamais aucune nouvelle.

Il m’est déjà arrivé d’envoyer des crèmes à des blogueuses beauté et qu’elles ne la supportent pas. Qu’elles fassent un article expliquant qu’elles on y fait une réaction allergique n’est pas un problème, les crèmes ne peuvent pas convenir à tout le monde. C’est embêtant, mais on ne peut pas toujours viser juste et comme je le dis à mes clients, cela fait partie du jeu.

Qu’elles me contactent en m’expliquant qu’elle ne publieront pas d’article pour cette même raison, ça se comprend aussi.

Par contre, le silence radio ça, j’avoue ne pas comprendre … Parce qu'au delà d'être dans un contexte professionnel, ou même semi-professionnel, il y a certaines règles et bonnes manières à respecter, non ?!

Evidemment il y a des blogueurs qui abusent des cadeaux, invitations et autres privilèges, mais après tout on les repère vite et c’est, une fois encore, au community manager de faire du tri.

Certains pensent que nos clients nous donnent des centaines de produits, qu’on peut en distribuer à tout-va sans avoir d’impératifs derrière, et de la même façon, qu’on peut inviter tous les blogueurs de Paris à une rencontre sans contrainte de place, de budget …
Etant moi même blogueuse, et  ayant été blogueuse avant d’être CM, je pense qu’il s’agit aussi de respect envers les CM.  Je n’ai aucun mal à dire, quand on me contacte en tant que blogueuse, que je n’ai pas d’affinité avec la marque et du coup à décliner l’opération, quel que soit le CM.

Je n’aime pas entendre « je viens à ta soirée parce que c’est toi ».  Généralement j’ai un nombre de places limitées, et je passe plus de temps à supprimer des noms qu’à en trouver, c’est très rare de ne pas avoir assez de monde sur une opération, tant qu’à faire je préfère qu’un blogueur vienne à ma soirée pour mon client, pour la marque, les produits, plutôt que pour me faire plaisir !

Mais ça c’est un autre sujet, à venir : « Community Manager, faire parler de soi ou de son client ? »

 

 

Repost 0
Published by Codornew - dans Entrepreneuriat
commenter cet article
21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 16:18

 workaholic3.jpg

Quand je dis que j’ai monté ma structure, l’une des remarques qui revient le plus souvent est « Je n’oserai pas ».

En creusant je me suis rendue compte que pour beaucoup entreprendre voulait dire prendre des risques.

Alors oui, il y en a, mais concrètement, je n’ai pas l’impression d’avoir pris des risques énormes.
Quand j’ai quitté mon précédent poste, en novembre 2009, on entendait « crise », « restructuration », « licenciements » … Autant dire que même en étant salarié on ne se sentait pas vraiment « au chaud », et que tant qu’à faire, je préférais me dire que le jour ou ça repartirait, je préférerais que ça me profite directement !

Depuis qu’il existe la rupture conventionnelle (pour faire court, une démission à l’amiable mais qui a l’avantage de permettre au salarié de toucher une indemnisation du pole emploi) cette part de risque qu’on imagine en parlant de monter sa boite à quasiment disparue.

Aujourd’hui on peut monter sa boite et bénéficier d’une indemnisation du Pole Emploi 15 mois après la création effective de son entreprise + pendant les mois de préparation à cette création.

Concrètement : j’ai quitté ma précédente agence fin novembre. Dès janvier j’ai pu bénéficier d’une indemnisation du Pole Emploi. (évidemment moins importante que mon précédent salaire, c’est logique).J’ai droit à 2 ans d’indemnisation. En mars Kalioshka a été officiellement créer (immatriculation au RCS). J’ai donc droit à 15 mois d’indemnisation « post création, ce qui m’amène à août 2011.

Pendant ce temps, tout l’argent que gagne Kalioshka est sur un compte pro et je n’y touche pas (je pioche juste dedans pour les multiples frais liés à une entreprise + dépenses  fournisseurs/prestas + notes de frais).
Alors c’est sur que c’est rageant de bosser à fond et au final de ne toucher qu’à peine plus du Smic, mais au moins j’ai une réserve, une provision pour mes futures rentrées d’argent (salaire ou dividendes, tout dépendra du montant !). C’est rassurant, parce que ça me permet de provisionner d’une année sur l’autre et imaginons que pendant 2 mois je sois incapable de travailler, ça me permettra quand même d’avoir un revenu.

Donc les risques financiers sont très réduits.


Maintenant, les risques « professionnels »

Je l’ai déjà  dit ici plusieurs fois, je pense que monter son entreprise, même si ça ne marche pas, ne peut être que bénéfique. Pour la confiance en soit, pour l’expérience, pour l’assurance, la gestion du stress, bref, pour tout … Si on est capable de trouver des clients, d’accomplir des prestations, j’imagine difficilement qu’on est inapte à trouver un travail en entreprise. Evidemment repasser salarié doit être super difficile, dur dur de rentrer dans des cases quand justement on a été seul maitre à bord, mais en cas de force majeur je pense que c’est réalisable.

Donc risques professionnels, très réduits aussi …


Les risques « personnels », peut être finalement les plus importants …

 

Capture-d-ecran-2010-10-21-a-16.15.36.png

(évidemment c'est encore l'homme qui bosse et la femme qui ne fout rien ... Un autre article bientôt sur ce sujet - ou pourquoi je reçois toute la presse entrepreneuriale au nom de "Monsieur Anne Claire Codorniou" ...)


Très concrètement aujourd’hui Kalioshka me prend 80% de mon temps. Autant dire que la vie personnelle en prend un sacré coup.

On entend toujours qu’il faut être entourée et soutenu quand on se lance, et je ne peux qu’approuver. On passe par des phases de déprime, d’euphorie, de stress, de découragement, avoir quelqu’un à ses côtés qui temporise c’est important. Seulement en retour, pas grand chose. Les jeunes créateurs sont peu disponibles, ont la tête déjà trop pleine de leurs problèmes, ont les projets de « leur » boite alors difficile de concilier tout ça avec une vie personnelle.

Les compagnons/ compagnes les plus coriaces tiendront le coup, mais on les voit quand même assez souvent prendre la fuite, « jaloux » de l’attention et du temps accordé à notre projet professionnel.

Du côté des amis aussi, ça change beaucoup. On est beaucoup moins disponible qu’en étant salarié, j’étais pourtant déjà loin de compter mes heures mais maintenant très clairement si j’arrive à m’accorder 1 soirée toutes les 2 semaines je suis contente. C’est pourtant vitale pour l’équilibre, voir d’autres personnes, parler d’autres choses, rester ouvert à l’extérieur …

On tombe vite dans le cercle vicieux boulot-boulot-boulot, pas facile de s’en sortir, mais il faut se « faire violence ». J’ai un besoin viscéral de voir mes amis régulièrement, et même si je ne suis pas toujours de bonne compagnie, j’essaie de m’y tenir, je n’ai pas envie de virer acariâtre, et quels que soient leurs secteur, leurs activités, ça me fait un bien fou. de garder un œil sur d’autres univers, d’avoir leurs avis, mais aussi de savoir rester léger !

C’est le plus difficile en phase de lancement je trouve, réussir à garder un certain équilibre, à s’accorder du temps, on culpabilise vite, on paie rapidement les pots cassés et on est vite « tenté » de toujours faire passer son travail en priorité …

 

Parfois je prends un peu de recul sur cette nouvelle vie, je me fais un peu peur en me revoyant au milieu de la nuit dans un cybercafé en Australie en train d’envoyer une reco à un client, dans un poulailler en Corrèze pour pouvoir avoir un peu de réseau, affalée sur le canapé de la réception d’un hôtel à Bangkok en train de gérer une crise en ligne et je me dis que j’ai peut-être choisi une vie qui demande quelques sacrifices, que je passe peut-être à côté de certains bons côtés de la vie, mais le principal est que je ne le regrette pas.

Peut-être que si un jour ça marche moins bien je m’en voudrais, mais en attendant ça me convient et je continue de penser que pour se lancer et réussir seul l’investissement personnel et le travail paie, je ne crois pas à "j'ai tout fait mais ça n'a pas marché" ...


Pour toutes ces raisons, je pense vraiment qu’entreprendre aujourd’hui ça n’est pas risqué, mais ça demande énormément de sacrifices !

workaholic2.jpg

 

 

 

 

Repost 0
Published by Codornew - dans Entrepreneuriat
commenter cet article
12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 19:04

Ca y est, j'ai ENFIN trouvé MON bureau !

Enfin, celui de Kalioshka, puisque très bientôt une autre personne va me rejoindre.
La perle rare : accessible, lumineux, bien placé, des voisins sympas, dont la team Hellocoton.

Maintenant que j'ai un beau et grand bureau, je cherche un coloc pour le partager.

Il s'agit d'un bureau fermé, Bd Sebastopol, Métro Strasbourg St Denis ou Réaumur, ascenseur, coin cuisine et salle de réunion dans le "local".

Disposition actuel : 5 plans de travail, mais j'aimerai aérer et qu'on ne soit que 3/4.
2 places pour Kalioshka, et donc 1 ou 2 places pour le(s) coloc(s). 

 

bureaux.jpg

Le coloc idéal travaillera dans le web (sans être community manager !) ou dans le rédactionnel, ouvert à l'échange de compétences, sera d'humeur constante, bavard mais pas trop, bosseur, s'y connait en informatiques (pour être mon sauveur en cas de bug) et, last but not least, sera utilisateur régulier de déodorant.

 

Pour plus d'infos : ac(at)kalioshka.com

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Codornew - dans Entrepreneuriat
commenter cet article
27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 21:20

  cendrillon-copie-1

 

Alors que les CM en prennent un peu plein la poire en ce moment et que chacun y va de sa petite définition, de son argument « moi je ne suis pas comme ça » et surtout que nos poils s’hérissent en lisant ce que de parfaits amateurs, simples « blogueurs » (dans le sens blogueur travaillant dans un autre domaine que le CM) se permettent de dire, j’avais envie de raconter une jolie histoire sur les CM (et plus si affinités – ce terme est bien trop réducteur mais c’est généralement la partie visible de l’iceberg).

Mais comme toutes les belles histoires qui finissent bien, au départ, c’était plutôt mal barré, alors entrons dans le vif du sujet.

 

En agence les CM sont rarement évalués à leur juste valeur, ce que l’on peut bien voir avec le turn over en agence (« Machin a changé d’agence, c’est Machin2 qui prend sa place, et c’est machin3 qui récupère la place de Machin2 …») ou avec les CM&co qui se lancent en autoentrepreneur ou en créant leurs propres structures (comme la fille qui fait des bulles ou moi-même avec Kalioshka … )

D’ailleurs, où sont les hommes ?! Planqués au chaud ?!

Les dirigeants d’agence, qui ont bien souvent perdu le sens des réalités depuis un moment ont « contre eux » le fait d’être arrivés il y a quelques années déjà, et en perdant l’opérationnel de vue, ils sous estiment l’importance du relationnel entre un CM et la marque. En se débarrassant de l’opérationnel pour se consacrer à la croissance de leur agence, aux éventuels rachats, ils n’ont pas vu que les « chefs de projets web » embauchés il y a quelques années avaient vu leurs jobs évoluer considérablement et qu’il n’effectuait plus le même métier, le community management n’étant qu’une des multiples facettes ...

A en lire les débats actuels, les CM sont juste des blogueurs qui fanfaronnent sur Facebook ou Twitter à longueur de journée, juste pour faire du copinage avec d’autres blogueurs. Ca me rend folle de lire ça, mais malheureusement les mieux informés ne prennent pas souvent la parole (c’est que ça prend du temps le CM&co !)

Mais il y a derrière cette partie opérationnelle toute une partie qui reste invisible pour le grand public, celle de la recommandation, de la réflexion stratégique.
Allez expliquer à un client mégalo qu’il faut qu’il arrête de se mettre en avant, allez dire à un client que ses produits sont certes efficaces mais qu’à un moment il va falloir s’investir humainement pour faire la différence …

Expliquer à un client qu’aller chercher des blogueurs en limousine pour l’amener à une soirée est vu, revu, et surtout, pas du tout professionnel (ceci n’est rien de plus que mon avis sur la chose bien entendu …), qu’à trop vouloir leur en mettre plein les mirettes ils risquent de perdre de vue le produit … A trop vouloir bien faire (ou à trop vouloir s’inspirer des RP old school ?) ils oublient qu’avant tout, les blogueurs sont des passionnés qui pourraient traverser Paris en métro pour faire leur rencontre (expérience vécue pas plus tard qu’il y a 10 jours, et pourtant, les blogueuses présentes à cette soirée  sont des habituées des soirées « paillettes et projecteurs », au CM de bien sélcetionner les blogueurs évidemment !).

Sans compter évidemment la partie formation, bien trop souvent hors budget, les clients se concentrent sur l’opérationnel  (« on sait qu’il faut faire du CM, mais finalement, on ne sait ni  vraiment ce que c’est, quels sont les risques d’un mauvais CM, ou quels résultats on peut attendre, mais il nous fait du ROI »).

 

Enfin, passons à la jolie histoire, le coup du prince charmant des contes de fées en quelques sortes …

 

Quand m’est venue l’idée de créer ma structure, j’ai pensé que je devrais tout reprendre à zéro, former de nouveaux prospects pour les transformer en clients, commencer en travaillant à bas prix pour me faire mon petit réseau. J’étais prête à le faire, et je pensais de toutes façons que je n’aurai pas le choix.

Dans ma précédente agence j’avais des clients plutôt prestigieux, j’en étais très fière et ce sont d’ailleurs eux qui m’ont fait rester sur les derniers mois.

Evidemment il y en avait avec qui j’avais plus d’affinités, parce que je les avais formés, parce que j’avais un lien avec leurs marques/produits, et tout simplement parce qu’humainement, tout se passait bien. Les CM qui passent par là savent à quel point le relationnel client est important dans le CM : comment pouvoir bien représenter, défendre, protéger une marque ou une personne s’il n’y a pas d’affinité ? Puisque contrairement à ce qu’on a pu lire ces derniers jours, je pense sincèrement que les CM ne sont pas « des putes » (je ne mets pas de lien, je vous laisse trouver le chemin).


Bref, vient le moment où la décision est prise, je pars, et je dois l’annoncer à mes clients, et en premier évidemment à ceux qui me sont le plus chers.

Vient la période critique, je quitte ma précédente agence, me retrouve seule devant mon ordi chez moi, avec comme pensée unique celle de ne pas avoir de client, d’avoir un jour à regretter d’avoir quitté ma place au chaud.

Et très vite, le téléphone se remet à sonner, les mails commencent à arriver sur ma BAL perso.

Et de bonnes nouvelles (attention, le prince arrive).


« Alors ça y est tu es partie ? Bon, on continue ensemble ? »


J’explique que je ne suis pas partie dans une autre agence, que je suis partie « chez moi », monter mon agence. J’étais tellement persuadée que jamais un client ne me suivrait … enfin, pas CE client., qu’il ne suivrait pas une petite nana de 28 piges qui monte sa boite.

Pas celui du grand groupe international, pas celui qui a parmi ses agences habituelles les « grandes » agences, celles dont même ma mère connaît le nom (et pour être honnête, celles aussi qui m’ont fait rêver quand j’étais une petite étudiante en « MarketCom » et ou je me suis engouffrée toute jeune diplômée … « Ca ne paie pas mais ça fait une belle référence sur le CV »  Finalement, c’est aussi très formateur les grands groupes !).

 

La voilà la belle histoire du CM, le prince sur son cheval blanc qui emporte les princesses loin de la forêt hantée par les sorcières, c’est le client qui suit son CM quand celui-ci veut monter sa propre structure. C’est celui qui lui facilitera la vie et lui fera gagner des mois de « démarrage » en ayant le « culot » de suivre une personne et non en restant fidèle à un nom d’agence.

 

Alors peut-être que le CM c’est comme ce qu’on dit de l’amour, c’est mieux quand il y a des sentiments …

Et sur ces paroles dignes d’une midinette, je remets mon costume de chasseuse pour aguicher le client, parce que les sentiments c’est bien, mais parfois il faut savoir varier les plaisirs !

Repost 0
Published by Codornew - dans Entrepreneuriat
commenter cet article
9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 12:52

Les clients, c'est bon.

La comptable, c'est bon.

Les projets, c'est bon.

Les angoisses, c'est bon aussi ...

J'ai preque tout maintenant, ne me manque que ... mon bureau !

 

bureaux-kalioshka.jpg

 

Pour passer sérieusement la seconde, j'ai besoin d'un vrai bureau, dans lequel je puisse m'installer avec mon/ma futur(e) stagiaire. Je souhaite partager ce bureau avec une collègue et néanmoins amie qui travaille dans le secteur des Relations Presse, spécialisée elle aussi dans l'univers féminin.

 

Nous recherchons donc un bureau pouvant accueillir 3/4 personnes.

Pas besoin de 100m2, ou de moulures/parquet/cheminée, voici nos critères :

- A proximité de la gare St Lazare (Madeleine, Opéra, Haussmann ...)

- Minimum 20 m2

- Facile d'accès (reception régulière de marchandises et renvois) Donc pas de 6ème sans ascenseur.

 

Idéalement nous souhaiterions avoir un bureau dans une agence / entreprise avec qui nous pourrions partager des projets, des idées, échanger nos compétences.

Notre budget est de 800 Euros et nous aimerions pouvoir poser nos cartons courant octobre.

 

J'ai essayé plein de sites mais entre les combles pseudos-amenagés et le poste de travail en open space de 40 personnes, pas facile de trouver notre bonheur.

 

Alors si vous avez des pistes, n'hésitez pas à me contacter et bien évidemment, si vous pensez que cette recherche peut intéresser quelqu'un et que vous pouvez faire passer le message je serais la plus heureuse des entrepreneuses !

Repost 0
Published by Codornew - dans Entrepreneuriat
commenter cet article
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 19:52

basprix

 

Je pousse régulièrement des coups de gueule contre les freelances et entrepreneurs qui « cassent » les prix pour avoir des clients à tout prix.

 

Le cas des autoentrepreneurs est très particulier puisqu’au delà de casser les prix ils ne peuvent pas aller au dessus d’un certain chiffre d’affaire (32K€ de CA, pas de bénéfice, pour les prestas de service).

Cela veut donc dire que s’ils veulent garder le statut autoentrepreneur ils doivent faire un maximum de 32 K €,  au delà ils doivent changer de statut.  (ce qui est pour moi complètement aberrant, se dire entrepreneur en se limitant à un certain plafond  … ) – autant dire que je connais peu d’autoentrepreneurs qui peuvent réellement vivre de leur activité – en tous cas pour ceux étant à Paris et payant un loyer !

Bref, là n’est pas le débat.


Je ruminais contre ces autoentrepreneurs  (& co)qui en cassant leurs prix abimaient la profession (comment penser qu’en proposant des opérations à prix bradés on ne passe pas pour un amateur ?!)


Mais depuis quelques temps je vois des agences s’y mettre également et ça, c’est beaucoup plus inquiétant.

Ils s’attaquent à des clients déjà « en main » en proposant des tarifs plus que compétitifs, veulent gagner ou récupérer des clients à tout prix et n’hésitent pas à baisser leur culotte (je m’excuse pour la prose mais c’est ce qu’il y a de plus parlant).


Ils équilibrent en cumulant des opérations sur lesquels ils travaillent à perte -ou tout juste rentables- avec des opérations pour lesquelles ils se servent bien comme il faut.


Lorsqu’un prospect me met en compétition avec d’autres agences et me dit que j’ai des tarifs « dignes d’une agence » ou « sensiblement plus cher » je dois me justifier : ça n’est pas parce que je me lance que mon savoir-faire est moins cher, ça n’est pas parce que je n’ai pas 10 ans derrière moi que le temps que je passe à travailler sur un dossier doit être moins important.

Alors oui, je n’ai pas de bureaux sur les Champs et je n’ai pas une secrétaire, une comptable, une DRH, un manut, mais je n’ai pas non plus fait de levée de fond me permettant de faire du bénévolat ou de prendre mon métier comme un agréable passe temps.


D’autant que généralement les clients sont beaucoup plus exigeants avec un jeune entrepreneur : impossible de partir 2 jours en coupant toute connexion, ils comprennent parfois difficilement qu’on peut aussi être en rdv toute une journée avec un autre client / un prospect.

Il faut leur être entièrement dédié. Dans le management de communautés cette disponibilité est indispensable et même en étant en agence je suivais mes clients, difficile de se faire remplacer sur plusieurs dossiers en cours, ça fait partie des aléas du métier. Cette exigence de la part du client ne me gêne pas,  c’est le métier… Est-ce qu’on comprendrait qu’un chirurgien  ne reste pas à l’hôpital alors que des ambulances déversent des patients ou qu’il refuse de prêter main forte s’il assiste à un accident sur son lieu de vacances ? Bien évidemment il ne s’agit pas de la même chose, mais si on remplace le CM par le chirurgien, les ambulances par des articles très négatifs sur les blogs et l’accident par des attaques sur Facebook, on arrive à comprendre qu’il y a des urgences et que cela fait partie du métier …


Pour avoir de belles références des agences cassent leurs prix, et à côté de cela, ils cherchent des gros comptes pour pouvoir faire tourner la machine. Ils ajustent leurs budgets en fonction de leurs envies d’acquérir un nouveau client …


Certaines marques me font rêver et je serais très fière de travailler avec elles, mais je ne pourrais pas casser mes prix pour les avoir. J’ai déjà du refuser de travailler avec certaines marques pourtant très intéressantes parce qu’elles me demandaient de diviser mes devis par 2 ou par 4 et sous évaluaient le travail demandé.
D’un autre côté, mes clients ne prennent pas forcément le presta le moins cher, j’ai parfois été « sélectionnée » alors que les devis d’autres agences / freelances étaient 2 voire 3 fois moins cher.


Alors c’est certain, sur le coup, c’est rageant de voir ces agences perdre toute forme de dignité, mais sur le long terme, je suis sure que ça ne porte pas ses fruits.


Et puis … avoir un peu de fierté ne fait pas de mal !

Repost 0
Published by Codornew - dans Entrepreneuriat
commenter cet article
15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 18:52

escalade.jpg

 

Quand tu es « à ton compte » tu gères ton temps comme tu veux …

Moi aussi j’y croyais, aux we de 5 jours, aux après-midi à la cool, aux vacances longue durée … Mais en fait, pas du tout, je n’ai jamais eu aussi peu de temps pour moi. Tout simplement parce que le vrai maitre du temps, c’est le client, pas le patron, la DRH ou le directeur.
Et comme le client est roi et encore plus quand on en est aux débuts d’une activité, s’il faut bosser toute la nuit, le dimanche, ou les jours fériés, il faudra le faire. Alors non, être son propre patron, ça ne permet pas d’avoir plus de temps libre !

 

Quand tu as ta boite, tu n’es pas obligé de rester à Paris …

Là aussi, je m’y voyais, dans le Sud, une maison en pierre, un bureau dans une chambre au deuxième … Mais non, je ne vois pas comment sortir de mon petit appartement parisien avant quelques années, à moins que mes clients migrent tous avec moi, ce dont je doute très fortement. Oui je travaille sur Internet, mais ça n’empêche, le client qui te paie, il veut te voir, et pas une fois tous les 2 mois ! La majorité des blogueurs avec qui je travaille est à Paris, là aussi ça nécessite d’y être. Donc non, pour le moment, pas de déménagement.


Et comme il ne faut pas voir que le côté obscur … 


Quand tu montes ta boite, tu ne peux pas avoir de « gros » clients.

J’y croyais dur comme fer, jamais un grand groupe ne ferait confiance à une petite nana qui monte sa boite / qui vient de la monter / qui n’a pas 10 ans  d’expérience. J’étais persuadée qu’il faudrait que je reprenne tout à zéro, que mes clients en agence ne me suivraient jamais. Et bien là encore, grosse erreur ! Quand je leur ai dit que je partais pour monter ma propre structure ils m’ont suivi, et le dossier est passé, je travaille pour 2 grands groupes multinationaux, ils font confiance à une fille de moins de 30 ans qui vient de monter sa boite. Et ça, c’est tellement rassurant qu’il faut que ça se sache ! On n’a pas besoin d’attendre 10 ans pour travailler pour des grands groupes et des marques « connues », on n’est pas obligé de travailler gratuitement pour se faire quelques références, tout l’inverse de ce que je pensais avant de franchir le pas !

 

Monter sa boite c’est le parcours du combattant

 

Là, je pense avoir eu beaucoup de chance … Mais à mes différents rdv Pole Emploi je suis toujours tombée sur des personnes ultra compétentes qui m’ont très bien guidée. On peut monter sa boite et toucher une indemnité du Pole Emploi pendant plus d’un an, ce qui permet de provisionner et du coup d’avoir de l’argent de côté pour une rémunération en 2èmeannée. On peut donc monter sa boite sans être obligé de retourner vivre chez ses parents ou de manger des pates pendant 1 an. C’est un sacré confort, ça facilite tout, du coup les embuches sautent, on prend finalement peu de risques …

La mairie, la chambre de commerce, les associations, les soutiens et les formations sont nombreux, gratuits souvent, il faut en profiter. Certains entrepreneur retraités aident les « ptits jeunes » à se lancer, on est loin des connaissances théoriques, on peut rencontrer des personnes vraiment expérimentées et compétentes qui vous tendent la main …

 

Quand tu montes ta boite, tu te fais attaquer par les plus gros / plus vieux

 

C’est arrivé, et ça arrivera encore je pense … l’arrivée d’un nouveau concurrent n’est pas une bonne chose et certains tentent de récupérer les budgets, ils chassent les clients. En soit, c’est normal, ça n’est pas le pays des Bisounours, mais là encore, la confiance accordée par les clients compte énormément et on se  sent comme protégé et soutenu par certains, ça fait du bien et ça permet de rester concentré sur son travail.

 

Alors oui, j’ai certainement eu de la chance dans mes démarches et j’ai des clients vraiment sympas, honnêtes, fidèles, mais quand même, je pense qu’on entend beaucoup trop souvent des discours négatifs sur l’entrepreneuriat …

Mais si, finalement, ça venait de celles et ceux qui cherchent des excuses pour ne pas se lancer ?!

Il y a toujours de bonnes raisons de ne pas tenter, mais elles ne sont pas forcément là où l‘on croit, il ne faut pas se faire freiner par des discours alarmistes, mieux vaut le voir pour le croire ! ;-)

 

 

 

Repost 0
Published by Codornew - dans Entrepreneuriat
commenter cet article